Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

Lévis enlèvera son crucifix

La Ville de Lévis enlèvera son crucifix de sa salle de conseil, dès que l’Assemblée nationale décrochera le sien dans le Salon bleu, après l’adoption de la loi sur la laïcité.

La décision a été prise à l’unanimité par les conseillers municipaux, lundi soir. «Tous les partis à l’Assemblée nationale ont voté pour enlever le crucifix. On estime qu’ils représentent l’ensemble de la population du Québec», a expliqué le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

La position du maire de Lévis a déjà été différente dans le passé. Pour M. Lehouillier, il n’était alors pas question de déloger le crucifix, considéré comme un objet patrimonial. «À l’époque, les partis à l’Assemblée nationale voulaient garder le crucifix. Il n’y avait donc aucune raison pour qu’on ne suive pas la même tendance», a-t-il justifié.

Le crucifix sera exposé dans un lieu appartenant à la Ville de Lévis, mais pas à la mairie. Selon le maire Lehouillier, la Ville réfléchit à se doter d’un centre d’exposition qui serait mixé au centre des archives. Le crucifix pourra y être exposé avec d’autres trésors patrimoniaux appartenant à Lévis.

En attendant, la Ville va lui trouver un espace pour que les gens puissent le voir. «Peut-être dans une bibliothèque», a lancé le maire.

Du côté de la Ville de Québec, il n’est pour l’instant pas question d’enlever le crucifix de la salle du conseil.