Le chantier de démolition a commencé mardi à l'intérieur de la Caserne de Limoilou.

Les travaux commencent à la Caserne de Limoilou

Le pic des démolisseurs a commencé à résonner mardi à l'intérieur de la Caserne de Limoilou, ouvrant un nouveau chapitre dans la vie du bâtiment centenaire. De caserne de pompier pendant la majeure partie du XXe siècle à salle de spectacles des années 1990, l'édifice de la 5e Rue accueillera bientôt des bureaux pour des petites entreprises.
«Une page se tourne», lance le directeur général de Méribec, Sylvain St-Jean. Casque de construction sur la tête, le promoteur qui a officiellement signé l'offre d'achat à la Ville de Québec pas plus tard que lundi est fébrile alors qu'il reçoit Le Soleil dans l'édifice pour lequel il a déposé en décembre une offre d'achat de 475 000 $. Fébrile de voir les travaux commencer dans la caserne de 1911 dont l'extérieur sera conservé.
L'édifice de la 5e Rue accueillera bientôt des bureaux pour des petites entreprises.
Un vestige de l'ambiance rock de L'Autre caserne, qui était une de salle de spectacle pendant les années 90 jusqu'à sa fermeture en 2004.
La caserne a été en fonction jusqu'en 1992, avant d'être transformée en centre culturel. À l'intérieur, on retrouve d'ailleurs, et pas pour longtemps, des vestiges de L'Autre Caserne, la salle de spectacles qui a fait les belles heures de spectacles et de manifestations artistiques engagées jusqu'en 2004. Murs et colonnes de fausse brique, gargouilles sur les murs et ambiance rock un peu kitsch. Bientôt, le décor sombre et défraîchi de l'édifice inoccupé depuis 13 ans changera complètement.
«Bureaux créatifs»
«Présentement j'appellerais ça plus la caverne que la caserne», ironise M. St-Jean qui promet un intérieur «lumineux» après les rénovations.
Ce qui s'appellera la Caserne 5 pourra accueillir jusqu'à 50 travailleurs dans des «bureaux créatifs», des locaux avec loyer souple comme le sont déjà les deux espaces Le Cube, dans Saint-Roch et à Lévis. Des petites entreprises de divers domaines pourront y louer des bureaux aux tailles et aux prix variables et bénéficier d'un «accompagnement» de Méribec, explique Sylvain Saint-Jean.
En entrevue en plein chantier de démolition, Sylvain St-Jean se garde bien de tout dévoiler, notamment ses plans pour une placette devant la façade. Parce qu'il reste des choses à voir, notamment avec la Commission d'urbanisme.
L'immeuble possède trois étages, dont celui-ci, autrefois occupé par les pompiers.
Sylvain Saint-Jean, directeur général de Méribec, prévoit que la Caserne 5 poura accueillir jusqu'à 50 travailleurs d'entreprises de domaines variés.
Mais déjà, le promoteur révèle que le futur intérieur fera un rappel à la vocation historique de l'immeuble. «Il va sûrement y avoir des clins d'oeil aux pompiers», dit-il, promettant toutefois des éléments thématiques subtils.
M. St-Jean souligne d'ailleurs que l'entreprise est à la recherche de pompiers . «On aimerait qu'ils participent à l'inauguration», a-t-il dit.
À Québec, Méribec a notamment construit les Halles du Petit Quartier sur l'avenue Cartier, en 1984. La firme a aussi converti l'ancien bar Le Palladium en bureaux et a rénové des maisons historiques du quartier Montcalm comme Henry-­Stuart, Krieghoff et le Ladies Protestant Home.