La présidence de l'Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy réitère le besoin pour les municipalités d'obtenir le droit de décréter les conditions de travail de leurs employés, en cas de désaccord persistant avec les syndicats.

Les signalements de nids-de-poule diminuent à Québec

Les signalements de nids-de-poule par les citoyens sont en diminution depuis vendredi à la Ville de Québec, alors qu'une quarantaine de cols bleus sont à pied d'oeuvre pour colmater les trous indésirables dans la chaussée.
Selon la porte-parole Wendy Whittom, de 325 signalements de nids-de-poule recueillis vendredi, tant par téléphone que sur le site de la Municipalité, ce nombre est passé à 167 lundi, en fin d'après-midi. «On remarque une tendance à la baisse. Nous avons 20 équipes (une quarantaine d'employés) qui fonctionnent à plein régime, que ce soit la semaine ou en fin de semaine. La capacité de colmatage peut aller jusqu'à 1000 nids-de-poule par jour. Une soixantaine de tonnes d'asphalte est appliquée.»
À ce jour, en 2016, ce sont 1597 nids-de-poule qui ont été signalés à la Ville, soit le double de l'an dernier à pareille date. En 2015, ce sont 4145 signalements au total qui avaient été rapportés.
«Les employés de la Ville fonctionnent à plein rendement. On compte maintenir la cadence dans le prochain mois et moduler les horaires si nécessaire, selon la disponibilité de la main-d'oeuvre», précise Mme Whittom.
Lorsqu'un nid-de-poule est signalé, la Ville cible un délai d'intervention de deux jours ou moins, légèrement plus long sur les rues secondaires. Les artères principales sont la priorité, assure-t-on. Les nids-de-poule qui s'accumulent sur le boulevard René-Lévesque, par exemple, seraient imputables au trafic plus lourd qui nécessite des interventions répétées des employés municipaux.
Pire état en 30 ans
Dans l'arrondissement Sillery, une portion de la rue de la Terrasse Stuart en arrache beaucoup. «J'habite ici depuis 30 ans et je n'ai jamais vu la chaussée en si mauvaise condition, c'est déplorable», mentionne Catherine-Ann H. Gauthier, constatant un laisser-aller sur l'entretien de la rue «depuis quelques années».
La décrépitude de la rue nuit énormément aux passages fréquents des piétons et des parents avec des poussettes, ajoute-t-elle, avec la présence de l'école Montessori, plus loin, à la jonction de la rue du Buisson.
«Un employé de la Ville est venu il y a quelques jours. Il a mis de l'asphalte froid qui était dans des sacs, ça vaut rien. En plus, il écrasait ça avec ses pieds, ajoute Jacques Richard, un autre résident du secteur. J'ai failli lui dire d'arrêter de perdre son temps.»
Champ de mines
À Charlesbourg, un cri du coeur est venu d'un lecteur, Roberto Giroux, qui habite une rue - Eugène-Achard - rendue quasi impraticable aux piétons en raison de l'accumulation de glace et de neige durcie. En voiture, la circulation doit se faire à vitesse très réduite.
«J'ai assez des doigts d'une seule main pour compter le nombre de fois que les [employés de la Ville] ont passé la gratte depuis le début de l'hiver. Avec comme résultat que c'est un vrai champ de mines. On est en 2016, à ce que sache. C'est drôle, mais sur le compte de taxes municipales, il n'y a pas de réduction pour non-entretien de la rue...» ajoute-t-il, ironique.
Vendredi, le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, avait reconnu que «certains tronçons sont désastreux, carrément impraticables». Le président du syndicat des cols bleus, Daniel Simard, avait ajouté n'avoir jamais vu pareille situation en 20 ans, au regard des épisodes de gels et de dégels successifs qui ont mis à mal les rues de la capitale.