Sur le campus de l'UL, le sommet regroupe autant des institutions universitaires — d'ici et d'ailleurs — que des laboratoires d'idées.

Les scientifiques du G7 débarquent à l'UL

Les scientifiques des pays du G7 débarquent à l'Université Laval ce lundi, et y resteront jusqu'au mercredi 23 mai. Le sommet Idées7, organisé par les Hautes études internationales (HEI) de l'institution, regroupe les experts internationaux à Québec dans le but de réfléchir aux défis actuels de la gouvernance mondiale.

Ces scientifiques présenteront plus tard leurs conclusions, recommandations et réflexions dans un document synthétique, nommé la Déclaration Idées7, qui sera présenté aux sherpas des représentants du G7 lors d'une réunion spéciale à Baie-Saint-Paul, d'ici les prochains jours.

Il sera d'ailleurs possible de consulter ledit rapport sur la toile, via le lien ulaval.ca/i7. 

Sur le campus de l'UL, le sommet regroupe autant des institutions universitaires — d'ici et d'ailleurs — que des laboratoires d'idées. L'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni sont représentés. Des experts de l'Afrique du Sud, de la Chine et de l'Inde sont aussi sur place. 

Pour la rectrice de l'établissement d'enseignement, Sophie D'Amours, l'événement «est une occasion unique pour les scientifiques de se rassembler autour des grands enjeux sociétaux mondiaux et de mettre en commun leurs expertises afin d’alimenter la réflexion des leaders des pays du G7».

Mais cette année, elle ajoute de plus vouloir mettre en valeur le premier rang de l'Université Laval au sein des autres universités canadiennes pour expliquer les objectifs du G7. 

«Poussés par cette volonté de mettre en valeur l’apport de la communauté scientifique internationale, on est très fiers de les accueillir à l’Université Laval à l’occasion de ce sommet», lance-t-elle. 

Des thèmes centraux

Trois séances de travail sur trois jours diviseront les sujets abordés lors du sommet, avec comme fil conducteur les solutions potentielles aux défis de la complexité et de l'inclusion à travers le monde. 

L'investissement dans une croissance qui fonctionne pour tous, la préparation des emplois du futur, la promotion de l'égalité des sexes, l'autonomisation des femmes, les changements climatiques, les océans ou encore l'énergie propre constituent autant d'enjeux sur lesquels les experts se pencheront. Les sujets ont été identifiés comme étant des «priorités» par la présidence canadienne du G7. 

«Ils le feront en s'attaquant à la complexité croissante de la gouvernance mondiale découlant de l'interpénétration des domaines traditionnels de la coopération internationale», lit-on dans un communiqué envoyé cette semaine. 

«En nous appuyant sur ces priorités, nous avons identifié six domaines traditionnels que nous souhaitons aborder : le commerce, le travail, l'environnement, la sécurité et les migrations ainsi que l’égalité des genres», précise à ce sujet le directeur des HEI à l'Université Laval, Louis Bélanger.

Plutôt que d'aborder les domaines un à la suite de l'autre, la discussion compte fournir «une analyse et des conseils sur les interconnexions et la nature convergente des problèmes mondiaux», ajoute-t-il.

Plusieurs partenaires québécois et canadiens sont associés à l'événement, dont la Ville de Québec, le Centre des congrès ou encore le Forum des politiques publiques, situé dans la ville d'Ottawa.