Le pouvoir exécutif ne peut ordonner quoi que ce soit au pouvoir législatif, a plaidé le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, pour expliquer sa position de non intervention dans le dossier du régime de retraite des députés.

Les retraités de la Ville de Québec pourront se faire entendre

Les retraités de la Ville de Québec ont obtenu ce qu'ils espéraient: ils seront entendus à la Commission parlementaire sur les régimes de retraite en août.
Le président de l'Association du personnel retraité de la Ville de Québec (APRVQ), Gaston Verreault, et d'autres représentants sont conviés devant les parlementaires à l'Assemblée nationale le 26 août à 17h. Une commission étudiera alors le projet de loi 3 déposé le 12 juin par le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau.
«Nous sommes très satisfaits et très contents», a commenté M. Verreault au Soleil mercredi. L'APRVQ, fondée il y a tout juste un mois, préparait déjà un mémoire écrit, mais avoir l'occasion de répondre aux questions des députés donne une tout autre tribune, estime-t-il.
Les retraités de Québec en ont particulièrement contre l'aspect du projet de loi libéral qui permet de revenir sur les déficits passés des régimes de retraite. Un non-sens pour les bénéficiaires de rentes selon qui «un régime de retraite est un contrat».
La volonté du gouvernement de suspendre l'indexation des rentes comme solution pour combler les déficits évalués à 3,9 milliards $ dans les municipalités québécoises fait aussi bondir les fonctionnaires retraités.
«Nous allons plaider que la suppression de l'indexation va causer un préjudice financier à nos membres», a dit M. Verreault.
Sur le plan provincial, la Coalition pour une libre négociation, qui regroupe 65 000 syndiqués, a lancé une campagne d'autocollants pour dénoncer le projet de loi 3.
Des autocollants sur lesquels est inscrit «Libre négo» et «On n'a rien volé (nous)» seront visibles dans différents lieux de travail et sur des véhicules.
«Les employés municipaux n'ont rien volé, ils ont négocié de bonne foi. Le projet de loi 3 change les règles du jeu rétroactivement et empêche de trouver des solutions imaginatives pour l'avenir», a déclaré le porte-parole de la Coalition, Marc Ranger.
La Coalition était aussi à l'origine d'une manifestation devant l'Assemblée nationale en mai. Le 17 juin, ses membres avaient manifesté de façon bruyante pendant 15 minutes sur le coup de 14h.