En février, exactement 1088 plaintes et 2098 demandes d'interventions ont été reçues à la Ville de Québec.

Les plaintes concernant le déneigement à la hausse à Québec

Le nombre de demandes d'interventions et de plaintes concernant le déneigement reçues en février à la Ville de Québec frôle le sommet atteint en janvier 2014 quand les côtes avaient été «échappées» par les déneigeurs. Et le blizzard du 2 mars est exclu des statistiques.
La Ville a fourni, mardi en fin de journée, un histogramme des demandes d'interventions et des plaintes déposées par des citoyens sur le thème du déneigement. Les données remontent à l'automne 2013 pour tenir compte du nouveau système de compilation. 
Deux pointes sautent aux yeux. Il y a d'abord celle de janvier 2014, où 1158 plaintes et 2558 demandes d'interventions ont été enregistrées. Le 27 de ce mois, les côtes menant de la Basse-Ville à la Haute-Ville étaient impraticables parce que trop glissantes. 
En février 2016, nouvelle pointe. Exactement 1088 plaintes et 2098 demandes d'interventions ont été reçues. Il y a toutefois eu huit opérations de déneigement dans les dix derniers jours du mois après une succession de redoux ayant entraîné la formation de glace, insiste le porte-parole de la Ville, Sylvain Gagné.
<p>Progression des demandes d'interventions et des plaintes à Québec</p>
Il n'a pas été possible d'obtenir le nombre de plaintes et de demandes d'interventions après le blizzard du 2 mars, qui a déversé 30 centimètres de nouvelle neige sur Québec. M. Gagné explique que le mois de mars est à peine entamé et que toute comparaison serait hâtive. 
On peut toutefois présumer que l'hiver 2015-2016 causera plus d'insatisfaction que le précédent, le nombre de plaintes et de demandes d'interventions se rapprochant déjà du total de l'an dernier. 
Le maire de Québec, Régis Labeaume, a répété mardi que le déneigement avait connu des ratés dernièrement et qu'il fallait «développer de nouvelles façons de travailler» en raison d'épisodes de pluie plus fréquents en hiver. 
Situation à Lévis
Son homologue de Lévis, Gilles Lehouillier, abondait dans le même sens. «Les plus grosses plaintes qu'on reçoit, c'est la glace», a-t-il confirmé. Une réflexion est d'ailleurs engagée à la Ville de Lévis pour améliorer les pratiques de déneigement, notamment dans les côtes. 
Le maire fait toutefois remarquer qu'il y a une limite dans le nombre d'employés et de machines qui peuvent être déployées. Surtout quand les tempêtes surviennent «coup sur coup», forçant les équipes qui soufflent la neige à reprendre le déblaiement des rues.  Avec Patricia Cloutier