Avec l’ajout de plusieurs activités grand public, les organisateurs de la Semaine numérique veulent démontrer que le numérique touche tout le monde, quel que soit l’âge.

Les non-initiés plus nombreux à la Semaine numérique

L’attrait de la population de Québec pour le numérique n’est plus à démontrer. La quatrième édition de la Semaine numérique a attiré des centaines de personnes aux différentes activités professionnelles et familiales, au Terminal des croisières, au Musée de la civilisation, et dans les bibliothèques de la Ville. Les organisateurs veulent maintenant aller encore plus loin en impliquant de plus en plus les écoles.

La décision de regrouper toutes les activités professionnelles au Terminal des croisières a permis, selon le président de la Semaine numérique, Carl-Frédéric De Celles, de «briser des silos» et de provoquer des échanges inattendus. «Vendredi, il y avait des gens de la culture, du commerce et des territoires connectés. Il y a des gens qui ont changé de salle. Ils étaient heureux de découvrir qu’il y avait d’autres choses», a-t-il souligné. 

«Le Web à Québec [WAQ], les gens pensent que ça s’adresse seulement aux gens du Web, mais ça s’adresse à tout le monde. Quand on parle de commerce électronique, ça n’exclut pas les gens de la culture. On a réuni des événements qui étaient un peu des silos, mais là on essaye peu à peu de décloisonner tout ça et de faire en sorte que les gens se parlent entre eux et échangent sur le numérique, leur usage, et la façon dont on peut faire encore mieux» a-t-il poursuivi. 

Pour M. De Celles, les gens commencent à comprendre que le numérique n’est pas un domaine en soi, mais quelque chose de «transversal», et pas seulement de la technologie ou de la programmation. «On a beaucoup parlé de la découvrabilité de la culture québécoise à travers le monde grâce à la technologie, mais la technologie reste juste un moyen. Quand on parle de semaine numérique, on doit faire comprendre aux gens que c’est quelque chose de très humain en fin de compte.»

Le numérique à l’école 

En 2010, le WAQ a été créé par et pour les gens du numérique. Mais neuf ans plus tard avec l’ajout de plusieurs activités grand public, les organisateurs veulent surtout démontrer que le numérique touche tout le monde, quel que soit l’âge. «On est confronté par nos enfants et la vie de tous les jours aux impacts de la technologie qui ne sont pas toujours positifs. Il faut les comprendre et jouer avec ça», explique Carl-Frédéric De Celles.

Le partenariat avec le Musée de la civilisation et les bibliothèques de Québec a permis de réunir les gens autour du numérique et de démontrer que de nombreux projets novateurs pour le grand public se réalisent dans la région de Québec.

Pour la première fois, les organisateurs ont également convaincu quelques écoles d’embarquer dans l’aventure pour faire réfléchir les jeunes sur la technologie et l’innovation avec des activités qui ont eu lieu en février. «On doit intéresser les professeurs, les parents. C’est un travail de plusieurs années. Je me sens beaucoup moins compétent en technologie depuis que j’ai des enfants. J’ai l’impression qu’ils sont meilleurs que moi, et je ne me suis jamais senti aussi mauvais dans les jeux vidéo», a-t-il avoué. 

Selon M. De Celles, les jeunes sont confrontés à tous les débats que les adultes ont sur les données personnelles, les médias sociaux, mais ils réussissent à se les apprivoiser et à créer leur propre cadre. «À Québec, on a une superbe industrie et on a beaucoup de gens qui maîtrisent bien les technologies et qui aiment en parler et réfléchir là-dessus.» Il espère convaincre toutes les écoles de la région d’ouvrir leurs portes à la Semaine numérique dans les prochaines années. 

En 2020, plusieurs anniversaires seront célébrés. La Semaine numérique fêtera sa cinquième édition, le WAQ son 10e anniversaire et le jeu vidéo à Québec, ses 30 ans. Les organisateurs simplifieront aussi certaines choses en regroupant des activités et en faisant des ponts pour rejoindre encore plus de personnes.