Régis Labeaume affirme qu'il a offert à Montréal de tenir l'Assemblée générale de l'AIMF pour son 375e anniversiaire. Il dit en avoir parlé au maire de la métropole, Denis Coderre.

Les maires francophones iront à Montréal plutôt qu'à Québec

Québec n'accueillera finalement pas l'Assemblée générale de l'Association internationale des maires francophones (AIMF) en 2017. Les quelque 300 maires attendus mettront plutôt le cap sur Montréal. Le maire Régis Labeaume a aussi annoncé jeudi que, dans les circonstances, il n'ira pas à Beyrouth, au Liban, où il devait assister, fin septembre, à l'assemblée 2016 afin de mousser celle de l'an prochain dans la capitale.
«C'est dangereux Beyrouth, ç'a l'air», a lancé M. Labeaume en mêlée de presse en marge d'une séance de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) jeudi.
«Beaucoup de monde ont fait du lobby pour ne pas que j'y aille», a poursuivi le maire de Québec non sans un certain mystère à propos de l'annulation de son voyage dans la ville libanaise.
Après avoir parlé de sécurité, M. Labeaume s'est empressé d'ajouter aux journalistes présents qu'il y avait «plusieurs raisons» pour l'annulation de son voyage.
Il faut dire qu'assister en personne à l'Assemblée de l'AIMF dont il est l'un des vice-présidents devient moins essentiel dans le contexte où Québec ne recevra plus l'Assemblée 2017. M. Labeaume était pourtant bien content d'avoir déniché cette rencontre lors d'un voyage à Paris en avril. Il avait alors estimé le potentiel de «1000 à 1500 nuitées» pour les hôtels de Québec.
375e
Mais M. Labeaume en a, soutient-il, décidé autrement. «J'ai offert à Montréal de tenir l'Assemblée générale de l'AIMF pour son 375e», a lancé celui qui en a parlé au maire de Montréal, Denis Coderre, et à la mairesse de Paris, Anne Hidalgo.
En avril, M. Labeaume avait laissé entendre que l'Assemblée de l'AIMF aurait pu aussi être jumelée avec une activité du Réseau des villes francophones et francophiles lancé en octobre dernier.