Desjardins assure qu’au moins un guichet de nouvelle génération apparaîtra d’ici le 19 septembre sur la rue des Jardins.

Les guichets Desjardins dans le Vieux-Québec fermés jusqu'au 20 septembre

La caisse populaire Desjardins du Vieux-Québec a fermé ses portes en janvier. Voici que les guichets automatiques ont disparu…

Une cliente de l’institution financière, résidente du quartier historique «depuis 23, 24 ans», a fait face à des ouvriers lorsqu’elle s’est présentée sur la rue des Jardins, jeudi matin. «Je voulais chercher des sous… plus rien! Il n’y a plus aucun, aucun guichet.»

La dame affirme ne pas avoir été avertie par la caisse : «Je trouve que c’est un manque de respect.» Elle a choisi de contacter Le Soleil parce qu’elle craint de perdre un autre service de proximité.

Qu’en dit Desjardins? En appelant au numéro de la caisse locale, nous avons été transférés à un centre d’appel localisé à Montréal. La préposée a fait des vérifications pour nous dire : «C’est fermé».

Nous nous sommes rendus sur place. Des ouvriers ont démoli l’intérieur de l’ancienne caisse, incluant l’espace réservé aux guichets automatiques. Lorsque nous les avons interpellés, ceux-ci semblaient excédés de répondre aux clients qui entraient par la porte pour effectuer des transactions. Ils nous ont indiqué qu’un guichet sera réinstallé, mais qu’ils ne savent pas quand, peut-être cet hiver.

Surpris, nous avons contacté le service des relations publiques de Desjardins qui affirme plutôt qu’au moins un guichet de nouvelle génération apparaîtra d’ici le 19 septembre. C’est d’ailleurs la date affichée dans une fenêtre du local de la rue des Jardins. «Dès le 20 septembre, il sera accessible», insiste le conseiller en communication Jean-Benoît Turcotti.

Un «intrus» à l’hôtel-Dieu

M. Turcotti souligne que, en attendant, il y a un autre guichet dans l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, pas trop loin.

Nous l’avons cherché. Nous n’avons pas vu d’affiche à l’extérieur annonçant la présence du précieux et rare distributeur de billets. En suivant les instructions fournies par un agent de sécurité, nous l’avons finalement trouvé au sous-sol, près d’une salle de casiers. 

C’est à ce moment qu’une autre agente de sécurité, zélée, a repéré le journaliste qui photographiait ledit guichet. Un crime grave, semble-t-il. Après avoir noté nos coordonnées, elle nous a demandé de quitter affirmant que nous n’avons pas le droit de circuler dans l’hôpital. En peu de temps, nous étions encerclés par trois agentes contentes d’«être au bon endroit au bon moment» et de nous avoir coincés. Elles voulaient même effacer nos photos dans notre cellulaire! Quelques minutes plus tard, notre cellulaire a d’ailleurs sonné. L’équipe de communication de la direction du Centre hospitalier universitaire de Québec avait été rapidement avertie de notre «intrusion». Tout ce branle-bas pour une photo de guichet automatique...