Dès l’entrée en vigueur du nouveau règlement, le 6 juillet, il sera donc obligatoire d’accepter la visite des techniciens de la Ville. Pandémie de COVID-19 oblige, ils se pourraient cependant qu’ils n’entrent pas dans votre cuisine, qu’ils préfèrent plutôt analyser l’eau de votre robinet de jardin.
Dès l’entrée en vigueur du nouveau règlement, le 6 juillet, il sera donc obligatoire d’accepter la visite des techniciens de la Ville. Pandémie de COVID-19 oblige, ils se pourraient cependant qu’ils n’entrent pas dans votre cuisine, qu’ils préfèrent plutôt analyser l’eau de votre robinet de jardin.

Les entrées d’eau en plomb deviennent illégales à Québec

La Ville passe aux actes : un règlement qui sera déposé au conseil municipal lundi bannit tout branchement d’eau potable en plomb sur le territoire de Québec. Les propriétaires dont l’entrée de service est contaminée — ils seraient autour de 8000 — devront effectuer les travaux de remplacement qui donneront droit à une subvention.

Tel que prescrit par l’État québécois, la capitale entend donc faire un grand ménage afin d’éliminer toutes traces de plomb dans l’eau consommée par ses citoyens. Le «Règlement sur le remplacement des branchements privés d’eau potable en plomb sur l’ensemble du territoire de la ville et sur le programme de subvention s’y rattachant» vient donner le plan de match de l’offensive. Et édicter les amendes que recevront les propriétaires récalcitrants.

Dès l’entrée en vigueur du nouveau règlement, le 6 juillet, il sera obligatoire d’accepter la visite des techniciens de la Ville. Pandémie de COVID-19 oblige, ils se pourraient cependant qu’ils n’entrent pas dans votre cuisine, qu’ils préfèrent plutôt analyser l’eau de votre robinet de jardin.

Quoi qu’il en soit, pour cette première année du nouveau programme municipal, autour de 500 propriétés devraient être inspectées. «C’est un laboratoire cette année», observe le maire Régis Labeaume. «C’est un projet pilote qu’on fait.»

La cadence s’accélèrera par la suite. Sur 10 ans, la Ville a l’ambition de scruter l’entrée d’eau des 80 000 bâtiments de son territoire érigés avant 1980, avant que le plomb soit honni dans la plomberie des aqueducs. Plus ou moins 10 % du lot devraient être contaminées.

Si un propriétaire reçoit une mauvaise nouvelle, que son entrée de service est souillée, il aura 4 ans après réception de l’avis de la Ville pour effectuer les travaux de remplacement à ses frais. Parfois, la Ville réalisera elle-même la besogne durant les chantiers routiers.

En vigueur le 6 juillet

Le projet de règlement déposé lundi soir sera officiellement adopté durant la première rencontre du conseil municipal de l’été, note la conseillère municipale Suzanne Verreault. «Il va être vraiment en vigueur à partir de ce moment-là.»

À partir du 6 juillet, donc, la vérification de la présence de plomb dans l’eau potable ne sera plus volontaire, comme c’était le cas depuis 2008. «C’est une obligation, c’est le gouvernement qui impose ça», note Mme Verreault. «Le citoyen récalcitrant, malheureusement il pourrait y avoir des pénalités.» Jusqu’à 2000 $.

3000 $ à 8000 $

Christine Beaulieu, chimiste et chef du laboratoire de la Ville de Québec, évalue que les propriétaires touchés devront décaisser entre 3000 $ et 8000 $ pour changer leur entrée d’eau. La moyenne tournera autour de 5500 $.

Toutefois, dès que la facture dépassera le seuil des 5000 $, le propriétaire aura droit d’étaler le remboursement de la facture sur 10 ans. Tous auront également droit à une subvention de 2500 $.

La Ville a prévu un investissement de 1 million $ en 2020 pour ce chantier. À la fin de la décennie, l’investissement devrait tourner autour de 20 millions $, selon le maire Labeaume.

Des informations sur le site web de la Ville par ici. Vous pouvez également contacter la municipalité par téléphone au 311 pour toutes vos questions.