Il y a quelques jours encore, les élus d'Équipe Labeaume se disaient peu concernés par la charte de la laïcité.

Les élus de la région de Québec souhaitent l'abolition des CRÉ

Les élus de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) souhaitent l'abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ), a appris Le Soleil.
Selon nos informations, cette position sera exposée cet après-midi lors d'une conférence de presse de la CMQ dont le maire de Québec Régis Labeaume est le président.
Créées en 2004, les CRÉ sont les «interlocuteurs privilégiés du gouvernement en matière de développement régional», selon la définition du ministère des Affaires municipales.
Elles sont composées des préfets des MRC et des maires des différentes régions du Québec. Or, selon ce qu'a appris Le Soleil de sources dignes de foi, ces instances reçoivent des fonds qui ne sont pas toujours redistribués à la satisfaction de la CMQ.
Souhaiter leur abolition serait, dit-on, une façon d'affirmer que les élus de la CMQ se tiennent et souhaitent obtenir les pouvoirs dévolus aux CRÉ.
Parmi leurs mandats, les CRÉ ont le rôle d'évaluer les organismes locaux de planification et de développement, de favoriser la concertation des partenaires d'une région et de donner des avis au ministre.
Cette position n'est pas nouvelle pour le maire Régis Labeaume. Déjà, dans son édition du 15 mai 2012, Le Soleil rapportait que le maire de Québec remettait ouvertement en question la pertinence de la CRÉ dans la capitale.
«Est-ce que la CRÉ dans un milieu urbain, c'est si utile que ça?», demandait le maire.
«Je suis maire de la Ville, président de l'agglomération de la CMQ et là, il y a la CRÉ en plus? Vous trouvez pas que ça fait beaucoup d'organisations?»
Le conseil d'administration de la CRÉ de la Capitale-Nationale est composée de 45 personnes, soit 30 élus municipaux, un représentant de la nation huronne-wendate et 14 représentants des milieux socioéconomiques.