La Coop fédérée a pris possession du site des dômes blancs géants. L’entreprise entamera la construction de nouvelles installations, qui s’étendra jusqu’à huit silos supplémentaires.

Les dômes blancs finalement vendus

Ça y est, les deux dômes blancs géants du port de Québec ont un nouveau propriétaire, La Coop fédérée, qui entreprendra sans délai l’aménagement du site où pousseront notamment huit nouveaux silos. Un projet de terminal d’exportation de grains de 90 millions $.

«Les deux dômes blancs et le chargeur de bateaux ont été acquis par La Coop fédérée dans les dernières semaines», confirme au Soleil Sébastien Léveillé, vice-président exécutif agricole. «On va commencer la phase 1 au mois de février. On veut construire cet hiver pour être capable de faire nos premiers chargements de bateaux cet automne.»

L’entreprise agroalimentaire au chiffre d’affaires de 6,5 milliards $ investira le site de l’anse au Foulon avec un peu de retard sur l’échéancier initial dévoilé le printemps dernier. À l’époque, elle espérait être «opérationnelle» dès la fin 2018.

Dans un premier temps, une «tour d’élévation de grain» sera érigée à l’est des bulles blanches afin de trier les céréales avant de les projeter dans les cales des navires. «Ce n’est pas quelque chose qui est très très visible», assure M. Léveillé. Puis les dômes, construits en 2013 pour contenir des granules de bois, seront bourrés de blé, d’orge et de soya. Ils peuvent contenir quelque 37 500 tonnes chacun.

Ce ne sera toutefois pas suffisant. La Coop fédérée bâtira des silos de tôle galvanisée contenant autour de 64 000 tonnes de plus. Les nouveaux réservoirs pousseront d’ici 2020, peut-être 2021, à l’ouest du site. «Ce sont des infrastructures qui sont un petit peu moins imposantes en terme de grosseur que celles qui sont là», indique Sébastien Léveillé.

«On doit avoir des infrastructures additionnelles d’entreposage pour être capable de faire des bateaux océaniques», ajoute-t-il. «Un bateau océanique, ça peut être jusqu’à 70 000 tonnes; donc ça prend beaucoup beaucoup d’entreposage.»

C’est d’ailleurs pour pouvoir accueillir des navires d’envergure que La Coop fédérée a choisi la capitale. Québec est le port le plus au sud où il est possible de s’approvisionner par train et par camion ainsi que d’accoster des bâtiments de grand gabarit. Ceux-ci vogueront ensuite vers l’Europe, parfois vers l’Asie.

Va-et-vient

La Coop fédérée exploite déjà des installations portuaires à l’anse au Foulon. Ceux qui passent périodiquement dans ce secteur auront sans doute remarqué de grands réservoirs situés directement en face de la côte Gilmour. Ces nombreux silos appartiennent à l’entreprise.

Mais seule l’importation de grains et de fertilisants y est possible. La Coop a donc choisi l’expansion pour investir les marchés internationaux.

Bien entendu, cela signifie qu’il y aura plus de va-et-vient dans le secteur. Sébastien Léveillé se veut cependant rassurant. «Ce sont des infrastructures qui ne sont pas très dérangeantes», selon lui. Il ajoute que des produits naturels y seront transbordés, pas des éléments chimiques.

Le gouvernement du Québec verse le tiers des 90 millions $ nécessaires. La Coop fédérée évalue que 40 emplois seront créés durant la construction, 50 pour faire fonctionner les installations par la suite. Elle estime les retombées à 18 millions $ par année pour les fermes du Québec. Le terminal d’exportation pourra traiter 1,3 million de tonnes de grains par année, pour une valeur évaluée à 450 millions $. Outre ses activités agricoles, La Coop fédérée regroupe Olymel et les quincailliers BMR.


Des détails par ici: http://www.terminalgrains.coop/fr/accueil