Le lac Saint-Charles, mais aussi les lacs Beauport et Delage de même que 17 autres lacs plus petits situés dans le même bassin versant seront donc en observation durant 30 mois, soit deux saisons estivales complètes.

Les cyanobactéries détectées par satellite dans les lacs de Québec

Une entente entre la Ville de Québec et le Groupe Hémisphères permettra de mettre à l’essai durant 30 mois une technologie visant à détecter par satellite et à faire le suivi des cyanobactéries (algues bleues et vertes) dans le lac Saint-Charles et les autres lacs de son bassin versant.

«C’est un outil technologique que nous avons fini de développer en 2017 et il permet de détecter en temps réel la distribution et la concentration des algues bleues et vertes dans les lacs. De plus en plus d’images satellites sont désormais gratuites et les agences spatiales américaine, française et même russe permettent de les utiliser», explique au Soleil Christian Corbeil, président du Groupe Hémisphères.

Celui-ci précise que son entreprise est la seule à pouvoir faire ce type de détection avec un degré de précision permettant d’analyser les plus petits lacs en utilisant les données Landsat, Modis et Sentinel. Cette technologie innovatrice sera d’ailleurs présentée mardi au Salon des technologies environnementales qui aura lieu au Centre des congrès de Québec.

Efficace

«On peut en quelque sorte prédire les événements en observant l’évolution des algues en temps réel grâce à deux, trois, ou même quatre images satellites que nous recevons chaque semaine. Ça permet d’agir plus vite et d’éviter la prolifération des algues bleues et vertes aux prises d’eau potable», reprend M. Corbeil.

Le lac Saint-Charles, mais aussi les lacs Beauport et Delage de même que 17 autres lacs plus petits situés dans le même bassin versant seront donc en observation durant 30 mois, soit deux saisons estivales complètes. Christian Corbeil estime que la technologie du Groupe Hémisphères permettra de remplacer les méthodes traditionnelles plus coûteuses basées sur des constats visuels ou de l’échantillonnage ponctuel.

Vitrine technologique

Évalué à 341 280 $, le projet a déjà reçu l’aval du comité exécutif de la Ville de Québec et devrait être soumis au conseil municipal le 19 mars. Il sera réalisé dans le cadre du programme de vitrine technologique de la Ville de Québec, qui y investira 264 591 $ alors que l’entreprise s’engagera pour 76 689 $. 

Le projet devrait permettre d’obtenir une meilleure compréhension des plans d’eau et du comportement des fleurs d’eau d’algues et de ce fait, d’améliorer la gestion de la qualité de l’eau, d’informer plus rapidement les responsables de la gestion de la qualité de l’eau potable et de faire un suivi du bassin versant de la rivière Saint-Charles et d’autres lacs du territoire de Québec.