Les policiers sont arrivés sur les lieux quelques minutes après les cols blancs qui sont débarqués de deux autobus. Le service de police était présent pour contrer les débordements.

Les cols blancs de Lévis manifestent devant la maison du maire

Une centaine de cols blancs ont manifesté bruyamment mercredi matin devant la maison du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, et de deux conseillers, à l'occasion du Grand Dérangement.
«On a décidé de venir lui dire un petit bonjour et de lui souhaiter une belle journée», a commenté la présidente du syndicat des cols blancs de Lévis, Hélène Saint-Pierre.
Le maire, bien qu'à son domicile au moment de la visite des syndiqués qui ont joué du sifflet pendant de longues minutes, ne s'est pas montré. Robert Maranda, vice-président du comité exécutif, et Jean-Pierre Bazinet, responsable du dossier des ressources humaines, ont aussi été ciblés.
Le service de police était présent pour contrer les débordements.
Les cols blancs n'ont pas apprécié que la Ville envoie par huissier des mises en demeure directement au domicile des officiers syndicaux leur demandant de cesser leurs moyens de pression.
La journée s'est terminée avec un rassemblement de quelque 225 personnes devant l'hôtel de ville.
Le maire s'est réjoui que le mouvement de débrayage n'ait empêché aucun employé d'entrer au travail. Il ne s'est pas formalisé de la visite syndicale qu'il a reçue. «Je pense qu'aujourd'hui, ça s'est passé de façon civilisée. Moi, on est venu me saluer à ma résidence ce matin. Je l'ai fort apprécié, mais c'est resté dans des normes acceptables et légales», a-t-il affirmé lors d'un point de presse. 
Le maire avise cependant que si d'autres journées de grève devaient se dérouler, la Ville assurera les services municipaux. Mercredi, cours et rencontres ont été annulés dans les arénas, les piscines et les bibliothèques.
Les fonctionnaires municipaux déplorent la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective échue depuis 2008.