L'hôtel de ville de Lévis

Les cols blancs de Lévis annoncent une perturbation des services

Les cols blancs de la Ville de Lévis promettent de «perturber l'ensemble des services de la Ville de Lévis» lors d'une première journée de grève qui se tiendra lundi prochain.
Le conseiller du Syndicat canadien de la fonction publique représentant les quelque 500 fonctionnaires municipaux de Lévis, Yanick Labrecque, a indiqué lundi au Soleil que cette première journée de grève ne serait peut-être pas la dernière. «C'est la première et on espère que l'employeur va comprendre au bout d'une journée», a dit M. Labrecque, qui ne ferme pas la porte à d'autres débrayages si la Ville de Lévis ne fait pas son bout de chemin dans la négociation qui entoure le renouvellement de la convention collective des cols blancs.
Sans donner de détails, le conseiller syndical laisse entendre que même les services qui ne sont pas du ressort des cols blancs pourraient écoper lundi. Les fonctionnaires municipaux en ont assez des négociations qui piétinent. Ils l'ont d'ailleurs fait savoir par plusieurs moyens déjà depuis quelques semaines. Le syndicat a publié dans les journaux une caricature du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, et il a aussi transmis son message par l'entremise d'un clown qui s'est pointé en conférence de presse officielle à deux reprises.
La question du régime de retraite pose particulièrement problème. Le maire répète depuis plusieurs semaines qu'il n'est pas question de bonifier les régimes de retraite dans le contexte actuel. M. Lehouillier rappelle que les pompiers et les policiers ont accepté de reporter les discussions sur le sujet après l'adoption du projet de loi 3 sur l'avenir des régimes et qu'il s'attend à la même chose de la part des cols blancs.
Pour M. Labrecque, il est faux de dire que les fonctionnaires demandent une bonification du régime. «Ce n'est pas le cas. C'est la ligne du maire. Ce qu'on demande, nous autres, c'est qu'il y ait un ménage dans les régimes de retraite» pour que tous les employés de Lévis «soient sur le même pied d'égalité».
La convention collective des cols blancs de Lévis est échue depuis le 31 décembre 2008. Une lettre d'entente concernant les salaires a entre-temps été signée, mais elle n'est plus valide depuis le 31 décembre 2011.