Les aspirants maires Anne Guérette, Régis Labeaume et Jean-François Gosselin

Les chefs à un jour du vote par anticipation

À un jour du vote par anticipation, plusieurs candidats à la mairie ont lancé quelques propositions pour gagner la confiance des électeurs. Tour d’horizon de la journée de samedi.

Terres des Soeurs de la Charité: pas de dézonage, prône Guérette

La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, s’oppose au développement hâtif des terres des Soeurs de la Charité, situées dans l’arrondissement Beauport, avant d’avoir mené une réflexion profonde sur l’avenir de ce secteur. 

«On a la ville d’un seul homme qui a décidé tout seul qu’on allait détruire à tout jamais ces terres agricoles qui ont 350 ans, pour construire un projet d’habitation quand il y a de l’espace partout sur le territoire», a défendu Mme Guérette samedi matin lors d’un point de presse. L’administration Labeaume avait décidé de dézoner la zone agricole permettant au Groupe Dallaire d’aller de l’avant avec son projet de développement immobilier. 

«Ce n’est pas vrai que c’est prioritaire de dézoner les terres agricoles pour construire de l’habitation pour l’avenir», a-t-elle ajouté, concernant le projet de développement immobilier appuyé par l’administration sortante.

La chef de Démocratie Québec n’hésite pas à lancer une flèche vers Québec 21, dont elle accuse Jean-François Gosselin de manquer de vision. «L’homme d’une seule idée qui n’a aucune idée de ce qu’il faut faire pour agir et protéger ces terres agricoles», a-t-elle commenté.

Démocratie Québec suggère plutôt de mener une grande réflexion sur l’avenir de ces terres de centaines hectares dans l’objectif de créer un plan directeur de la zone agricole. 

«Pas question de procéder d’emblée au dézonage des terres agricoles à l’intérieur du périmètre d’urbanisation tant qu’une réflexion ne sera pas effectuée», a-t-elle précisé.

Équipe Labeaume pour un financement stable des organismes communautaires 

«Le plus compliqué dans le communautaire, c’est le financement. À chaque année, il vivent l’insécurité parce qu’ils ont toujours des ententes d’un an», a exposé Régis Labeaume, samedi, au Patro Roc-Amadour. 

Équipe Labeaume veut centraliser toutes les demandes de financement à la Ville de Québec en un seul guichet et ajouter 425 000 $ pour les centres communautaires et la cinquantaine d’organismes qui «vivent le stress du financement» dans la prochaine entente triennale. 

«L’argent de la Ville est souvent le déclencheur pour avoir de l’argent du provincial ou du fédéral. En ayant une entente ferme sur trois ans, ça leur permet de pousser les autres niveaux de gouvernement pour avoir du financement», a-t-il commenté. 

Plusieurs organismes de Québec bénéficient déjà d’ententes sur trois ans et l’objectif est d’étendre cette façon de procéder auprès d’autres organismes qui interagissent avec des clientèles vulnérables.

Équipe Labeaume souhaite aussi signer une entente triennale avec de grands événements, dont le Festival d’été de Québec, le Tournoi international de hockey pee-wee, le Festival de cinéma de la ville de Québec et le Marché de Noël allemand. 

Québec 21 outré par une «cabane» trop chère

Plusieurs candidats de Québec 21 et leur chef Jean-François Gosselin étaient réunis au parc Montpellier, dans l’arrondissement Beauport, pour dénoncer le coût de construction du pavillon de service. Citant un article de l’hebdomadaire Beauport Express, Québec 21 dénonce le coût du pavillon évalué à 453 000 $. Un communiqué de la Ville de Québec confirme le coût total du bâtiment. 

«453 000 $ pour un cabane comme ça, on ne peut plus se le permettre», a-t-il dénoncé, jugeant ce coût trop dispendieux. «La Ville est imputable pour ça», s’est-il exclamé, visiblement outré. 

Inauguré en septembre dernier, le tout nouveau parc comprend notamment une patinoire permanente avec une surface multisport, un module de jeux pour les enfants ainsi que le pavillon de service. 

Appelé à dire combien coûterait un tel pavillon sous une administration Gosselin, l’aspirant maire n’a pas donné de chiffre. «Ça ne coûte pas 453 000 $», a-t-il dit. 

«On ne peut plus se permettre un autre quatre ans d’administration de Régis Labeaume. Les coûts des projets explosent.»