Les Attracteurs prendront place dans le jardin Saint-Roch, sur la place de l'Université et sur le parvis de l'église.

Les attracteurs envahiront Saint-Roch au printemps

C'est maintenant officiel, l'oeuvre d'art public Les attracteurs animera Saint-Roch dès le printemps prochain. Elles seront 36, finalement, ces sculptures de bronze interactives, plutôt que 43, et elles prendront place dans le jardin Saint-Roch, sur la place de l'Université et sur le parvis de l'église.
<p>L'oeuvre d'art public <i>Les attracteurs</i></p>
«Enfin!» dit la conseillère responsable de la culture, Julie Lemieux, ravie de voir se concrétiser ce projet qui apportera une signature visuelle distinctive au quartier, selon elle.
L'oeuvre conçue par le sculpteur André Du Bois et par les architectes Côté Leahy et Cardas a remporté le concours Art et design urbain de la Ville de Québec en 2011, qui visait à donner un visage technoculturel au centre-ville. Les délais se sont cependant allongés - un prototype de l'oeuvre a d'ailleurs passé quelques hivers à l'extérieur dans un parc industriel pour tester sa résistance au froid - si bien que ce n'est que cette semaine que le comité exécutif a approuvé l'octroi du contrat pour la réalisation et l'installation de l'oeuvre dans Saint-Roch.
Mais en raison du passage du temps et de l'inflation des coûts des matériaux, il faudra cependant revoir le nombre de sculptures à la baisse. On en installera finalement 36, plutôt que les 43 prévues au départ pour un total de 611 530 $.
L'artiste André Du Bois, originaire de Québec, était «très heureux» de ce dénouement lorsque joint par Le Soleil. «Je suis très fier de cette réalisation.» Les 36 sculptures, dont la moitié seront interactives et produiront des sons et de la lumière à l'approche des passants, prendront place dans le jardin Saint-Roch, sur la place de l'Université et sur le parvis de l'église. Ce concept éclaté est assez unique au monde, insiste le concepteur.
Avec les fonds maintenant octroyés, il s'attaquera à compléter l'oeuvre. Elle devrait apparaître dans le paysage urbain de Québec au printemps prochain et être prête à temps pour le spectacle déambulatoire Où tu vas quand tu dors en marchant?-, promet l'artiste. D'ici là, celui-ci a du pain sur la planche : il lui faut réaliser la création musicale sonore, pour laquelle il embauchera des collaborateurs, et finaliser la fabrication des sculptures.
Divorce à l'amiable
La firme d'architectes Côté Leahy Cardas quitte cependant l'aventure à ce stade-ci. «Nous ne formons plus équipe pour la suite du contrat», a indiqué M. Du Bois. Au départ, c'est elle qui devait assurer le suivi et la surveillance du chantier pour l'implantation des sculptures et leur connexion au réseau électrique. Mais la Ville souhaite maintenant s'en charger et résilie donc le contrat qui la lie à la firme, une décision qui a été prise de concert avec les architectes, explique Julie Lemieux. «On ne s'entendait pas sur leur budget d'implantation des oeuvres, qu'on ne jugeait pas réaliste. [...] On craignait des dépassements de coûts.» La Ville peut ainsi choisir, avec M. Du Bois, les emplacements qui sont les plus pertinents et qui ne comportent pas trop de contraintes techniques coûteuses.