Selon M. Labeaume, la communication rétablie entre le fédéral et le CN pave la voie à la remise en état du pont de Québec, qui fête son centenaire cette année.

Les astres alignés pour le pont de Québec, selon Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume, estime que les astres sont alignés pour régler le dossier de la peinture du pont de Québec.

«Il y a un nouveau président au CN. Je pense que c’est l’occasion parfaite pour le CN de poser un geste, de s’entendre avec le gouvernement fédéral», a déclaré M. Labeaume mardi. Le président dont il parle s’appelle Luc Jobin. Il a pris les rênes du CN en juin 2016, succédant à Claude Mongeau, l’artisan de la l’opération de peinture inachevée des années 2000.

Selon M. Labeaume, la communication rétablie entre le fédéral et le CN pave aussi la voie à la remise en état du pont de Québec, qui fête son centenaire cette année.

«Les gens se parlent. Ça n’a jamais existé dans les dernières années. Si les gens se parlent, je présume qu’ils cherchent une solution. Le gouvernement fédéral est impliqué alors je présume que le gouvernement fédéral comprend qu’il doit aussi poser un geste. Partant de là, permettez-moi de croire que c’est possible», a-t-il commenté alors qu’il participait au dévoilement d’une plaque commémorative soulignant le statut de site historique national du génie civil du tracel de Cap-Rouge. Comme le pont de Québec, l’ouvrage est propriété du CN.

Et bien sûr il y a les élections fédérales, qui auront lieu en 2018. «Ça aide toujours. Ça aide toujours», a laissé tomber le politicien municipal, fraîchement réélu.

Au directeur des affaires publiques de l’entreprise ferroviaire, Olivier Quenneville, qui répétait sur place l’engagement de l’entreprise à assurer la sécurité du pont, le maire de Québec a répliqué qu’il faut aller plus loin.

«Je pense que la responsabilité d’une très grosse entreprise comme le CN, et c’est ce que font les autres entreprises normalement, c’est de prendre soin de son infrastructure. Prendre soin de son infrastructure, ce n’est pas seulement d’en assurer la sécurité, mais d’en assurer le bon ordre et l’entretien», a insisté M. Labeaume.