L’Épicerie Langlois, établie sur la rue Saint-Jean depuis 1969, a déjà fermé ses portes.

L’Épicerie Langlois fera place à de jeunes pousses dans Saint-Jean-Baptiste

Un an après le départ de la poissonnerie du 511 de la rue Saint-Jean, voilà que l’Épicerie Langlois de la porte d’à côté a, à son tour, fermé. Elle laissera place à un espace de travail collaboratif pour les entrepreneurs de jeunes pousses technologiques.

Le propriétaire du commerce alimentaire fondé en 1969 a mis la clef sous la porte il y a quelques semaines. Celui qui avait pris la relève du Langlois fondateur, Jin Hongsheng, a offert son immeuble à sa voisine qui a sauté sur l’occasion pour transformer complètement le local.

«On aimerait ça amener en haute-ville des entreprises de nouvelles technologies, des startups», annonce Isabelle Albernhe. «Ce n’est pas juste dans la basse-ville qu’on peut développer des projets de la nouvelle économie du savoir.»

Les rénovations sont en cours dans l’ancienne épicerie de quartier. Avec environ 1000 pieds carrés, l’espace sera à la fine pointe, mais intime, explique-t-elle. Des entrepreneurs de passage, ou des jeunes pousses du coin pourront s’y installer pour quelques heures ou pour de plus longues périodes.

Il y aura aussi des travaux là où logeait le Poisson d’or, poissonnerie artisanale qui avait remplacé une friperie; Mme Albernhe demande à la Ville de pouvoir convertir le local commercial en logement.

D’autres épiceries

À la Société de développement commercial (SDC), la directrice convient que le quartier Saint-Jean-Baptiste a perdu des entreprises d’alimentation à ces adresses. Marie-Noëlle Bellegarde fait cependant remarquer que l’Intermarché, J.A. Moisan et l’Épicerie européenne ont toujours pignon sur rue. «Ce n’est pas comme si on perdait la seule épicerie pour les résidants.

Elle ajoute que le projet de Mme Albernhe et ses collaborateurs amènera une nouvelle clientèle de travailleurs. Des consommateurs pour les autres boutiques et restos.

Mme Bellegarde note par ailleurs que la rue commerciale «reprend du poil de la bête». À son arrivée à la SDC, l’été dernier, il y avait quelque 21 locaux commerciaux vacants. «On l’a eu rough dans les dernières années.»

Six nouveaux commerçants se seraient toutefois installés depuis, et trois autres projets seraient sur le point de se concrétiser. Mme Bellegarde se donne comme mandat de faciliter l’installation de six entreprises de plus pour limiter le nombre d’affiches «À vendre» et «À louer».