D'avril à juin, les portes du pavillon central, situées face au rond-point, seront fermées afin que des ouvriers puissent refaire les murs de granite de l'ensemble des structures extérieures.

Le pavillon central du MNBAQ sera rénové

La faste construction du pavillon Pierre Lassonde du Musée national des beaux-arts de Québec nous avait presque fait oublier les autres bâtiments, à l'arrière. Eux aussi ont besoin d'amour. D'ailleurs, la pyramide centrale sera bichonnée au cours des prochains mois.
D'avril à juin, les portes situées face au rond-point seront fermées, des ouvriers devant refaire les murs de granite de l'ensemble des structures extérieures. 
Pour se situer: «C'est le pavillon central qui se trouve à être l'espèce de pyramide de verre qui a été construite en 1990», pointe la relationniste de presse du MNBAQ, Linda Tremblay. «C'est le pavillon qui relie le premier pavillon originel, le pavillon Gérard-Morisset, à l'autre, c'est-à-dire le pavillon Charles-Ballairgé, l'ancienne prison de Québec.»
Donc, il ne sera pas possible pour les amateurs d'art d'entrer par l'avant de cette structure. «Il va y avoir une palissade pour faciliter le travail des équipes de construction. [...] Alors l'entrée nord de ce pavillon va être condamnée», explique-t-elle. «Par contre, les visiteurs vont être redirigés vers l'entrée qui est en direction sud, direction plaines d'Abraham. Les gens vont pouvoir entrer là où rentrer par la Grande Allée, par l'entrée du pavillon Pierre Lassonde qui est l'entrée officielle du musée maintenant.»
«La circulation devrait bien se faire. Je ne pense pas que ça ait un impact monumental. Ce n'est quand même que pour quelques mois.»
Exercice d'entretien
Pourquoi ces travaux? Les joints du revêtement des murs de soutènement s'effritent, les façades du pavillon central sont usées, des pierres se détachent. Il faut solidifier le tout, refaire les joints. «On a un climat qui est quand même exigeant. Et c'est un pavillon qui a été construit il y 25 ans», note Mme Tremblay. «C'est un projet d'environ 400 000 $. C'est un simple exercice d'entretien. C'est une somme qui est prise dans le budget de maintien des actifs.»
Les ouvriers devront faire attention à l'oeuvre la Trombe, de Jean-Pierre Morin, qui mesure plus de sept mètres de haut; elle trône devant le pavillon central. Elle devra d'ailleurs être recouverte d'un sarcophage.
Le pavillon central a été inauguré en 1991 et aurait coûté environ 23 millions $ en incluant la réfection de la prison. Le pavillon Pierre Lassonde, lui, a coûté 103 millions $. Un tunnel de quelque 140 mètres relie les deux bâtiments.