De nombreux dignitaires étaient rassemblés au parc de la Marina-de-la-Chaudière pour inaugurer l'une des deux plaques commémoratives soulignant le centenaire du pont de Québec. L'autre a été inaugurée au quai des Cageux.

L'entretien du pont de Québec s'invite à la fête du centenaire

Les célébrations entourant le centenaire du pont de Québec ont donné lieu à de nouveaux appels à l'action sur la redondante question de son entretien. Optimiste, le maire Gilles Lehouillier croit en l'impact que pourraient avoir ces festivités sur la résolution du contentieux opposant le gouvernement canadien au Canadien National (CN).
«La commémoration du centenaire est l'occasion de prendre conscience qu'il faudra qu'on passe à l'action. Aujourd'hui, on est là pour fêter le centenaire du pont. Souhaitons qu'on en tire une leçon, et cette leçon, elle est très simple : il faut qu'on procède à la restauration de notre pont, lui redonner ses lettres de noblesses», a martelé le maire de Lévis samedi, lors de l'inauguration de deux plaques commémoratives soulignant le 100e anniversaire du pont de Québec. «Avec la fête qu'on organise, le centenaire qu'on fait aujourd'hui, je suis confiant qu'on va aller de l'avant avec un projet. Et là, il est temps qu'on le fasse.»
M. Lehouillier se fait d'autant plus optimiste qu'il a rencontré Jean-Yves Duclos, ministre fédéral de la Famille et député de Québec, la semaine dernière, pour discuter de cet épineux dossier. «M. Duclos n'est pas un ministre qui, actuellement, baisse les bras face à ce projet-là. J'en ai eu la conviction lors de la rencontre de la semaine dernière», assure M. Lehouillier.
De son côté, le ministre Duclos se fait discret sur la nature des discussions avec le CN, propriétaire du pont de Québec. «Les négociations vont bien. La pression doit continuer à être maintenue. [...] Quand il y aura des suites à apporter, on le fera, mais il serait irresponsable, pour des raisons évidentes, de tenir ces discussions sur la place publique.»
Au début du mois, le ministre québécois responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, affirmait que les pourparlers entre le gouvernement et le CN à propos d'une éventuelle cession du pont au fédéral progressaient au point d'espérer un règlement prochain. Aucune des parties en cause n'a toutefois confirmé cette déclaration.
Plaques commémoratives
D'abord au parc de la Marina-de-la-Chaudière, puis au quai des Cageux, de nombreux dignitaires, parmi lesquels les ministres François Blais, Dominique Vien, les maires de Québec et de Lévis, et l'historien Michel L'Hébreux, ont inauguré deux plaques commémoratives situées de part et d'autre du fleuve Saint-Laurent, aux deux extrémités du pont. Étaient également présents plusieurs descendants de victimes de l'effondrement du pont. 
Marquant le centenaire du plus long pont cantilever au monde, ces plaques rendent d'ailleurs hommage aux 89 ouvriers morts durant la construction dudit pont. De ce total, 76 sont décédés lors de l'effondrement de la travée sud du pont, le 29 août 1907, et 13 autres ont perdu la vie le 11 septembre 1916, lorsque la travée centrale s'est tordue avant de s'écrouler dans le fleuve.
La construction du pont de Québec a finalement été complétée le 20 septembre 1917. 
Et pour souligner l'anniversaire, des festivités se sont déroulées toute la journée samedi le long de la promenade Samuel-De Champlain et au parc du Rigolet, à Lévis.