Il s'agirait d'une diminution de 12 000 tonnes de CO2 par année, ce qui équivaut à 6000 voitures.

L'Enfant-Jésus bientôt carboneutre?

L'Enfant-Jésus deviendra-t-il le premier hôpital carboneutre du Québec? La Ville de Québec croit bien pouvoir y contribuer en lui vendant la vapeur produite par son incinérateur. L'administration Labeaume prévoit injecter 600 000 $ d'ici 2019 dans une étude de faisabilité pour l'implantation de deux kilomètres de conduites souterraines entre l'incinérateur et le futur centre hospitalier.
Cette vapeur servirait à la climatisation, au chauffage et à l'électricité de l'hôpital. 
«Ce serait le premier centre hospitalier carboneutre au Québec», a dit le maire de Québec, Régis Labeaume, en conférence de presse jeudi. Le projet devrait commencer en 2019 et être à pleine capacité en 2024. L'augmentation de la capacité de vapeur sera graduelle en fonction de la construction des futurs pavillons de l'hôpital du quartier Maizerets.
Pour le centre hospitalier, il s'agirait d'une diminution de 12 000 tonnes de CO2 par année, ce qui équivaut à 6000 voitures, a poursuivi le maire. 
Il est encore trop tôt pour préciser combien la Ville de Québec récolterait de cette entente. La vapeur produite par l'incinérateur est déjà vendue à la papeterie White Birch pour environ 3 millions $ et 1,5 million $ à Glassine Canada annuellement. Construire les canalisations entre l'incinérateur et le complexe hospitalier pourrait coûter 15 millions $, a avancé M. Labeaume. «On va voir tout ça, ça va dépendre des subventions», a-t-il ajouté en allusion à des programmes d'aide fédéraux et provinciaux en environnement.
L'incinérateur produit un excédent de 800 000 gigajoules par année. La vente à l'Enfant-Jésus pourrait à terme représenter 570 000 gigajoules. «On va commencer par faire la preuve économique et technique et pour les 230 000 restants, on va se trouver un autre client.»