Le maire Gilles Lehouillier, a marqué son intention de mettre en question toutes les dépenses engagées par ou pour les élus.

Lehouillier s'attaque aux allocations de transition des élus

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, songe à plafonner les allocations de transition des élus pour éviter que certains quittent leurs fonctions avec des sommes qui ne seraient pas justifiables.
L'automne qui s'en vient sera chargé en réflexion à la Ville de Lévis. Le maire Gilles Lehouillier a marqué mercredi son intention de mettre en question toutes les dépenses engagées par ou pour les élus.
Déjà, le conseil municipal a adopté récemment un changement dans les pratiques de remboursement des activités de golf. Désormais, il ne sera plus possible pour les élus appelés à représenter la Ville lors de tournois de golf caritatifs de se faire rembourser le coût du billet pour le jeu. Seules les dépenses de repas seront remboursables, a statué le maire, qui jugeait injustifié de dédommager les élus pour le temps passé sur les verts.
Le conseil a aussi adopté une résolution pour que les élus soient obligés de contribuer à la hauteur de 50 % à leur régime de retraite, comme le feront les employés.
Facultatives
Cet automne, il compte se pencher sur les allocations accordées aux élus lorsqu'ils quittent leurs fonctions ou qu'ils ne sont pas réélus. Les indemnités de départ sont obligatoires selon la loi. Mais les allocations de transition sont facultatives. À Lévis, elles représentent trois mois de rémunération imposable par année de service, pour un maximum de 12 mois de salaire. 
«C'est sûr que j'ai l'intention de revisiter tout ça pour faire en sorte qu'on ne se retrouve pas à un moment donné avec des primes qui dépassent l'entendement.» Le maire songe à établir un maximum d'indemnités versées à un élu. «Ce que je veux regarder, c'est est-ce qu'on ne devrait pas plafonner la somme maximale à laquelle tu as droit. Par exemple, si tu es là depuis 15, 20 ans, et que tu te retrouves avec une somme assez importante pour le départ, est-ce qu'on ne pourrait pas nuancer un peu?»
Économies
Le tout dans un souci de bonne gestion des fonds publics, indique-t-il. Cette mesure pourrait apporter des économies de l'ordre de quelques centaines de milliers de dollars, estime le maire, qui considère qu'«il n'y a pas de petites économies».
Après les élections de novembre 2013, la Ville de Lévis a versé 760 718 $ en indemnités au total, dont 482 355 $ d'allocations de transition. L'ex-mairesse Danielle Roy Marinelli, qui était élue depuis 1991, a empoché la plus importante allocation de transition, avec 137 187 $, suivie d'Anne Ladouceur, avec 90 984 $, et de Jean-Claude Bouchard, avec 80 008 $. Les trois autres conseillers sortants, Simon Théberge, Jean-Luc Daigle et Dominique Maranda, sont repartis avec chacun 58 058 $.
Le maire lui-même dit donner l'exemple de la rationalisation en ne demandant pas de remboursement pour ses déplacements en voiture à l'intérieur de la ville dans l'exercice de ses fonctions. «Moi comme maire, j'estime que le kilométrage que je fais dans la ville, ça fait partie de mes fonctions.»