Dans une nouvelle sortie publique, le maire Gilles Lehouillier plaide cette fois pour une répartition plus équitable de la richesse.

Lehouillier exige l’équité avec Québec

Le maire de Lévis estime que sa ville, comme plusieurs autres, est victime de sous-financement de la part du gouvernement du Québec. Il est «un peu irrité» de voir la Ville de Québec obtenir de l’argent pour des projets qu’il s’est lui-même fait refuser.

Gilles Lehouillier s’est fait la voix des régions jeudi pour exiger plus d’équité lors de l’attribution de subventions sur le territoire québécois. «Quand vient le temps de parler de patrimoine religieux, c’est compliqué. Tout d’un coup, on lit les journaux et, oups, 100 millions $ pour le patrimoine religieux à Québec», a-t-il illustré, en marge d’une annonce sur le renouvellement de l’entente de développement culturel de 658 000 $ sur trois ans entre sa ville et le ministère de la Culture. 

«On se rend compte que les divers ministères mettent sur pied des programmes réguliers. Nous, dans les régions, on se fait dire constamment : “On ne peut pas financer ça dans le cadre de nos programmes.” Et soudainement, on va annoncer 30 millions $ pour le fleuve et les affluents de la capitale. Alors on se dit : “Ça vient d’où ça. Et pourquoi les autres grandes villes n’ont pas droit à ça”», questionne le maire, qui a lui-même un projet de revitalisation des rivières sur son territoire. À la longue, il avoue que ça «irrite un peu».

M. Lehouillier comprend et accepte certains avantages que peut obtenir Québec en vertu de son statut de capitale nationale. Mais ça n’explique pas tout, selon lui. 

Manque à gagner

«La question qu’on doit se poser est de savoir si on agit de façon équitable avec l’ensemble des régions du Québec par rapport au programme de financement du gouvernement. La répartition de la richesse ne doit pas se faire en fonction du poids politique, mais en fonction d’une équité entre les régions», ajoute-t-il.

Son administration chiffre actuellement ce qu’il estime être un manque à gagner. «On est en train de regarder ça. On fait sortir des données statistiques et on fait des comparatifs dans divers domaines comme les transports, la culture et le développement régional», ajoute-t-il.

M. Lehouillier ne cache pas vouloir profiter de la campagne électorale provinciale qui se dessine pour faire des pressions. Il compte rencontrer prochainement la ministre responsable de Chaudière-Appalaches, Dominique Vien, pour lui faire part de ses doléances. «On va mettre cartes sur table. L’équité, c’est un enjeu de plus en plus important», conclut le maire.

Cette sortie publique s’ajoute à d’autres où il avait manifesté son impatience contre le gouvernement du Québec qui, selon lui, tarde à mettre sur pied le bureau de projet sur un troisième lien.