Le conseil municipal de la Ville de Lévis a adopté une résolution lundi soir qui presse le ministère des Transports de transformer la route 116 en véritable boulevard urbain près des ponts.

Lehouillier excédé par une route 116 «dangereuse»

C'est sans feux de circulation ou voie piétonne que des personnes âgées traversent les quatre voies de la route des Rivières pour passer de leur complexe de résidences à la clinique médiale, située juste en face. Une situation que le maire de Lévis Gilles Lehouillier ne peut plus tolérer.
«La 116, c'est une route rurale en milieu urbain qui est devenue excessivement dangereuse», juge-t-il. Pour appuyer son propos, la Ville de Lévis a compilé 149 accidents routiers survenus sur la route des Rivières ces cinq dernières années, soit de 2012 à 2017.
Les intersections les plus problématiques se situent près des restaurants, des commerces et du Cinéma des Chutes, à Saint-Nicolas. C'est à l'angle de la route des Rivières et du chemin Olivier, de la rue Plante et de la rue Jérôme-Demers que le plus d'accidents surviennent. 
C'est pourquoi le conseil municipal de la Ville de Lévis a adopté une résolution lundi soir qui presse le ministère des Transports de transformer la route 116 en véritable boulevard urbain près des ponts. Selon M. Lehouillier, il faudrait que ces travaux soient réalisés au maximum d'ici 3 ans pour des questions de sécurité.
«À leurs risques et périls»
Voir cette mince route avec des fossés de chaque côté desservir l'école secondaire l'Envol, des édifices résidentiels et plusieurs commerces relève du non-sens pour M. Lehouillier. «Les gens traversent à leurs risques et périls.»
Le ministère des Transports avait présenté un plan de transformation de cette route en 2011, mais depuis, aucun chantier n'a été entrepris. 
«Même les voies réservées [réalisées sur un accotement existant] sont non conformes aux normes du ministère», déplore M. Lehouillier. La réfection de la route des Rivières est d'ailleurs une condition essentielle à la réalisation du projet de transport en commun que la Ville de Lévis a présenté au ministère des Transports en juin dernier. 
Selon les dernières statistiques disponibles, environ 10 000 véhicules empruntaient la route des Rivières entre l'autoroute 20 et les ponts en 2008 et 2009 chaque jour. 
Sur la défensive
M. Lehouillier s'est défendu d'avoir octroyé trop de permis de construction dans le secteur alors que la route ne peut desservir autant de population. «Ça fait partie de l'urbanisation normale d'une ville [...] On n'empêchera pas des gens de venir s'installer chez nous parce que le gouvernement ne met pas à jour ses systèmes routiers», plaide-t-il.

Deux monuments pour les 100 ans du pont de Québec

Deux monuments commémoratifs seront installés d'ici quelques semaines pour souligner les 100 ans du pont de Québec. Un sera situé à Lévis et l'autre à Québec. «Les textes vont varier un petit peu pour tenir compte des particularités, mais il y a eu un suivi entre les deux villes là-dessus», a assuré le maire de Lévis Gilles Lehouillier en point de presse lundi soir. La Ville de Lévis a octroyé 40 000 $ à la nouvelle Société de valorisation du pont de Québec, qui se charge d'organiser des festivités populaires le 23 septembre. Elle réserve également un montant de 25 000 $ pour la confection du monument. L'annonce de la programmation complète des festivités entourant le 100e du pont de Québec aura lieu mardi.  

Les bureaux de la mairie de Lévis agrandis

La Ville de Lévis investira 311 000 $ pour rénover les bureaux de la mairie au cours des prochaines semaines. Affectés par un dégât d'eau le 31 décembre dernier, les bureaux de l'hôtel de ville auront droit à un «agrandissement par l'intérieur», explique le maire de Lévis Gilles Lehouillier. Construits à l'époque de la Ville de Saint-Romuald pour 7 élus, ces bureaux en accueillent maintenant 16. «Honnêtement, on est trop à l'étroit», indique le maire. La compagnie d'assurance assumera une partie de la facture, soit 113 000 $. Les travaux auront pour conséquence de déplacer les séances du conseil municipal au 795, boulevard Alphonse-Desjardins, du 17 septembre au 20 novembre.  

Toujours pas de parc à chiens

Après avoir présenté une pétition pour l'implantation d'un premier parc à chiens public en 2015, Solange Bélanger s'est dite découragée devant le conseil municipal de Lévis lundi de ne pas avoir été entendue. «J'en ai plein mon casque, parce que j'essaie d'aller dans un parc avec mes trois petits-fils et je me fais mettre dehors», a lancé la citoyenne lors de la période de questions. Ayant toujours son petit chien avec elle, qui l'aide à surmonter son problème d'audition, Mme Bélanger a demandé aux conseillers d'entendre son appel, au lieu de seulement investir pour la réalisation de pistes cyclables et de jeux d'eau. Le maire de Lévis Gilles Lehouillier a admis qu'en effet, la création de parcs à chien publics n'a pas été «une priorité» de son administration, mais que la Ville travaillait quand même toujours à trouver un bon emplacement pour ce projet.