Le maire de Lévis Gilles Lehouillier juge qu'il a la légitimité pour continuer à siéger.

Lehouillier compte rester en poste

Le maire Gilles Lehouillier juge qu’il a toujours la légitimité nécessaire pour siéger à l’hôtel de ville de Lévis.

Au printemps, le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, cessait de participer aux séances du conseil municipal après avoir été visé par une plainte de harcèlement psychologique. Un exemple que ne compte pas suivre M. Lehouillier.

«J’ai été élu par 90 % de ma population. Je reste en selle. J’ai la légitimité pour continuer à siéger. C’est la parfaite harmonie au sein de mon cabinet. Vous pouvez questionner mon personnel», a lancé le maire.

Un travailleur en poste depuis février s’est porté à la défense du maire, assurant que «le climat était sain» à l’hôtel de ville de Lévis.  

«Je suis très confortable, c’est un milieu compétitif et de performance. Ce n’est peut-être pas fait pour tout le monde», indique l’actuel attaché politique du maire, David Chabot. «Depuis que je suis ici, il n’y a rien de ce genre qui s’est passé», poursuit-il. Des propos corroborés par sa collègue Geneviève Côté, attachée de presse du maire.

À noter qu’une seule personne qui était en présente à l’époque des faits allégués est toujours en poste aujourd’hui.

L’appui au maire vient aussi de ses conseillers. «Je suis très confortable de siéger avec M. Lehouillier», a déclaré l’élue du district Taniata, Karine Laflamme. Même son de cloche de la conseillère du district Pintendre, Ann Jeffrey, précisant n’avoir jamais été témoin des comportements allégués à l’endroit du maire.

La direction suit l’affaire

Christian Tanguay, directeur général adjoint de Lévis, responsable des services administratifs, indique que la Ville a reçu copie de la part de la CNESST de deux des trois plaintes les 18 et 26 juillet.

«C’est bien important de savoir que M. le maire est un élu. Le pouvoir d’intervention n’appartient pas à la Ville dans les cas comme celui-là. Nous n’avons pas de pouvoir d’intervention à l’intérieur du cabinet du maire. Mais, bien entendu, il faut qu’il y ait des enquêtes avant de penser savoir quels sont les gestes qui peuvent être posés.»

En fait, la Ville n’a pas de pouvoir de suspension. Non plus, elle ne peut demander au maire de se retirer.

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LE COURAGE DES PLAIGNANTS SALUÉ

Deux anciens membres du cabinet du maire ont salué le courage des personnes qui ont porté plainte.

«Ce n’est certainement pas des situations qui sont faciles. D’ailleurs, j’encourage toutes les personnes qui subissent ou qui ont subi du harcèlement psychologique ou physique à dénoncer. Maintenant, comme vous le savez ces plaintes sont sous enquête à la CNESST, donc je ne ferai pas d’autres commentaires», a laissé savoir son ex-directrice de cabinet, Zoé Couture, maintenant avec Québec 21, le parti d’opposition officielle à la Ville de Québec.

Le candidat libéral dans Taschereau, Florent Tanlet, a été attaché de presse de M. Lehouillier en 2014-2015. «Je salue le courage des personnes. Afin de ne pas nuire au processus en cours, je ne ferai pas de commentaires personnels supplémentaires à ce sujet. Je serai naturellement disponible si le personnel de la CNESST, dans le cadre de ses vérifications, souhaite recueillir mon témoignage», a-t-il fait savoir sur sa page Facebook.

Au Journal de Québec, il avait confié que le comportement du maire était une raison de son départ.