Le clocher de l'église Saint-Sauveur a été démonté en trois sections l'automne dernier lorsque des expertises ont révélé la faiblesse de sa base.

L'église Saint-Sauveur appelle à l'aide

La paroisse Saint-Sauveur espère amasser au moins 100 000 $ de dons populaires pour payer les dettes accumulées et protéger les vestiges de son clocher. Voilà qui lui permettrait de gagner quelques années, le temps de convaincre les gouvernements de reconstruire la flèche; un chantier d’environ 1,5 million $.

Même chez les paroissiens, le dossier ne fait pas l’unanimité, convient le curé Jean Picher. Faut-il ou non rebâtir la structure qui a été démontée durant l’automne? se demandent les fidèles lorsqu’ils prennent connaissance de la facture à venir pour les travaux éventuels.

Seulement pour rendre plus permanent l’actuel toit temporaire, il faudra environ 40 000 $ note M. Picher. «C’est un gros montant.» Cette «solution d’attente» aurait cependant l’avantage d’étirer les échéanciers pour que les gouvernements municipal et provincial décident s’ils appuient ou non le projet de reconstruction.

Car il faudra des poches profondes pour redonner vie au clocher qui a été démonté en trois sections, l’automne dernier, lorsque des expertises ont révélé la faiblesse de sa base. Le «point de repère» du quartier menaçait alors de s’effondrer.

L'intérieur du clocher de l'église Saint-Sauveur

Selon un architecte mandaté par la paroisse, il faudra décaisser entre 350 000 $ et 1,5 million $. Pourquoi un tel écart? Le prix varie selon que la fabrique décide de remonter une seule, deux ou les trois sections du clocher qui sont toujours posées au sol, sur le parvis de l’église de la basse ville.

«On n’est pas capable d’assumer ces coûts-là, même de la solution la moins chère [à 40 000 $]», avance Jean Picher.

Voilà pourquoi l’Opération clocher Saint-Sauveur a été lancée mardi, poursuit le président de la fabrique, Jacques Gauvin, un retraité du Soleil. 

À quoi serviront les 100 000 $ espérés? Il reste encore environ 50 000 $ de factures à payer pour le démontage du clocher qui pèse quelque 23 tonnes. Une fois les dettes acquittées, la balance permettra de consolider la structure protectrice.

Diverses activités

Diverses activités sont organisées dans le cadre de la campagne. Il y aura un cocktail-bénéfice le 9 mai, au coût de 125 $. Le 26 mai, un défi de marche, course et vélo autour de l’église permettra aux participants de se faire commanditer pour chaque tour du parcours complété. Informations: 418 525-7550.

La fabrique Saint-Sauveur a également sollicité les commerçants du coin. Parmi ceux qui ont répondu à l’appel, la brasserie Griendel a produit une bière dont une partie des profits ira à la paroisse, la Kolsch du clocher.

Finalement, une campagne de sociofinancement est en cours: www.gofundme.com/operation-clocher-saintsauveur.

Saint-Sauveur est la troisième paroisse francophone de Québec, après celle de la cathédrale Notre-Dame du Vieux-Québec et celle de Saint-Roch. La paroisse anglophone St-Patrick existe depuis la même période. Un premier lieu de culte a été bâti en 1856 sur le site de l’église Saint-Sauveur, mais il a brûlé en 1866. Dès l’année suivante, une nouvelle construction est apparue. Le clocher a été érigé en 1892.

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