L’église du Très-Saint-Sacrement est fermée pour une durée indéterminée. Il y a un danger d’effondrement entre autres des clochers. Il faudra probablement détruire l’église. Le diocèse espère d’ailleurs trouver un acquéreur rapidement.

L'église du Très-Saint-Sacrement fermée «pour des raisons de sécurité»

L’église du Très-Saint-Sacrement du chemin Sainte-Foy a été fermée précipitamment lundi soir. Le bâtiment religieux n’est pas sécuritaire: les clochers, entre autres, menacent de s’effondrer.

La décision a été prise «très rapidement», souligne au Soleil le directeur des communications du diocèse de Québec, Jasmin Lemieux-Lefebvre. La réception d’une expertise a forcé la main à l’assemblée de fabrique de la paroisse de la Bienheureuse-Dina-Bélanger.

«[Lundi], le lieu de culte était ouvert», fait remarquer M. Lemieux-Lefebvre. «À 16h30, la messe était dans l’église.»

En soirée toutefois, les dirigeants de la paroisse ont dû se résoudre à barrer les portes, probablement définitivement. «On a décidé de la fermer maintenant pour protéger les gens», a indiqué le directeur administratif, Georges Michel Parent, en mêlée de presse. Le danger est immédiat ? avons-nous demandé. «Oui.» Il y a un danger d’effondrement ? «Oui.»

Les professionnels mandatés pour dresser un bilan de santé de l’église presque centenaire ont notamment souligné que les pierres extérieures pourraient tomber. Les tours seraient particulièrement amochées : «Les deux clochers se sont détériorés vraiment beaucoup, ils sont très fragilisés.» Une cheminée et certains pans de mur menaceraient aussi de chuter.

«[Les structures] sont assez fragilisées pour que ça inquiète beaucoup de personnes», note Georges Michel Parent.

Les automobilistes ne peuvent plus se stationner à l’église Saint-Sacrement pour des raisons de sécurité.

Démolition

En fait, s’il subsistait des doutes quant à une éventuelle démolition de l’église du Très-Saint-Sacrement, ceux-ci s’estompent. «Il y aura de grandes décisions à prendre.»

Avant la réception de la nouvelle expertise, on savait déjà que le lieu de culte avait besoin de soins. La facture était évaluée à plus ou moins 3 millions $.

Georges Michel Parent doute donc que l’église survive. «Est-ce qu’on va aller vers une rénovation complète, j’en doute.»

En vente

Le curé de la paroisse, Gérard Busque, rappelle d’ailleurs que l’église est en vente. Ce que nous attendons c’est un acquéreur. Par la suite, il fera ce qu’il pourra avec.» Pour l’heure, personne ne s’est manifesté pour l’acheter, ne serait-ce que pour le terrain.

Dans sa page Facebook, la paroisse a annoncé que les fidèles seront bientôt conviés à une rencontre d’information. «Une assemblée des paroissiens sera convoquée dans les prochains jours pour discuter de la situation et des prochaines échéances dans ce dossier. Dans l’intervalle, les célébrations liturgiques tenues à l’église Saint-Sacrement se continueront aux églises Saint-Charles Garnier et Saint-Michel de Sillery.»

Au cours des prochaines semaines, la paroisse entend également dresser un périmètre de sécurité autour de l’église. Cela forcera la fermeture du stationnement.