Pour la deuxième fois en deux mois, une partie de mur s'est détachée de la façade ouest de l'église, le jeudi 20 juillet, alors que des travaux étaient en cours pour solidifier la structure.

L'église du Très-Saint-Sacrement fermée au moins jusqu'à la mi-août

Les paroissiens de l'église du Très-Saint-Sacrement devront s'armer de patience avant de pouvoir fréquenter leur église à nouveau. La façade ouest du bâtiment s'étant partiellement écroulée juste avant les vacances de la construction, une réouverture est inconcevable avant la mi-août.
Pour la deuxième fois en deux mois, une partie de mur s'est détachée de la façade ouest de l'église, le jeudi 20 juillet, alors que des travaux étaient en cours pour solidifier la structure. Un échafaud avait préalablement été érigé pour retenir les pierres dans l'éventualité d'un effondrement, mais la structure a été partiellement écrasée par l'imposante charge.
À quelques jours du début des vacances de la construction, la paroisse a obtenu une faveur des travailleurs, qui sont restés au travail jusqu'au samedi 22 juillet au soir, explique le marguiller du conseil de la Fabrique de la paroisse, Yvon Bussières. Il y avait finalement environ 150 pierres qui se sont détachées de l'église, soit 22 000 livres, selon lui.
«Ils en ont enlevé à peu près la moitié, les plus lourdes, avant de partir en vacances. Mais il y a encore une charge sur l'échafaudage, qui a été endommagé et n'est pas stable. Un périmètre a été érigé et le chantier sécurisé pour les vacances de la construction. C'est surveillé 24h sur 24 par un gardien.»
La paroisse étant fermée indéfiniment depuis, les fidèles paroissiens sont invités à fréquenter les églises Saint-Charles-Garnier et Saint-Michel-de-Sillery. «On s'accommode comme ça, mais c'est sûr que pendant les vacances de la construction, il n'y a pas grand-chose à faire», explique M. Bussières.
Incertitude
Au retour des travailleurs, le 7 août, le marguiller estime qu'au moins une semaine de travail sera nécessaire pour finir de retirer les pierres et démanteler l'échafaud. «Il faudra possiblement aussi sécuriser le toit par l'intérieur.»
Dans le contexte, la date de réouverture de la paroisse est incertaine. «À la mi-août, on va réévaluer avec le diocèse de Québec à savoir si on peut rouvrir l'église. On va aussi devoir faire des plans de reconstruction», avoue Yvon Bussières, rappelant du même coup aux paroissiens du Très-Saint-Sacrement ou même d'ailleurs, que l'église récolte des dons pour payer les imposants travaux à venir.