Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le Colisée de Québec pourrait finalement échapper au pic des démolisseurs.
Le Colisée de Québec pourrait finalement échapper au pic des démolisseurs.

Le vieux Colisée de Québec pourrait être reconverti

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
Le Colisée de Québec pourrait finalement échapper au pic des démolisseurs en tout ou en partie alors que la Ville analyse divers scénarios de conversion.

L’information a filtré d’un sommaire décisionnel du comité exécutif rendu public lundi. On y apprend que le Festival d’été de Québec a signé un bail d’une durée de 30 mois du 1er avril 2021 au 30 septembre 2023 pour y entreposer du matériel. L’organisation doit quitter des locaux acquis par la Ville dans le secteur de la Pointe-aux-Lièvres. Le bail prévoit une option de renouvellement d’un an, à la discrétion de la Ville. Le loyer mensuel a été fixé à 13 550 $. Cette location servira à couvrir les frais d’entretien du bâtiment.

Dans ce même document, la Ville explique que des analyses effectuées en 2020 par des firmes expertes, concluent que «le coût de déconstruction du bâtiment s’est avéré très élevé, en raison notamment de la présence de matériaux contaminés (peinture au plomb, etc.) qui exige le respect de normes complexes lors des travaux de décontamination». 

«Déconstruire, c’est rendu compliqué. Il faut quasiment y aller au marteau», a ironisé le maire de Québec lors d’un point de presse préconseil municipal tenu en après-midi. La dernière estimation pour la déconstruction de l’amphithéâtre s’élevait à 8 millions$.

De ce fait, un comité interne a été créé pour analyser divers scénarios de conversion du Colisée, en préservant l’ensemble ou une partie du bâtiment. «Il y a des besoins en sports et loisirs qui étaient moins populaires dans les dernières années, et qui montent. Au lieu de construire une infrastructure neuve, quelles sont les sections du Colisée qu’il faut sécuriser», laisse entendre Régis Labeaume, qui ne souhaite pas dévoiler les sports qui pourraient y être pratiqués. 

Le rôle du comité mis sur pied servira justement à évaluer les coûts de démolitions et ceux liés à une éventuelle mise à niveau. «Si on change la vocation, c’est une décision à long terme», précise encore le maire. La démolition reste une option toujours sur la table si l’option d’une reconversion s’avère trop coûteuse.