«On sait très bien que le transport a beaucoup d’impacts déterminants sur la santé, comme les conditions socio-économiques, le bruit, la qualité de l’air extérieur, la sécurité, l’activité physique et les changements climatiques», a déclaré l’adjoint médical au directeur de santé publique au CIUSSS de la Capitale-Nationale, Jacques Girard.  
 «On sait très bien que le transport a beaucoup d’impacts déterminants sur la santé, comme les conditions socio-économiques, le bruit, la qualité de l’air extérieur, la sécurité, l’activité physique et les changements climatiques», a déclaré l’adjoint médical au directeur de santé publique au CIUSSS de la Capitale-Nationale, Jacques Girard.  

Le tramway pour la santé, plaident des intervenants devant le BAPE

Léa Martin
Léa Martin
Le Soleil
Le transport collectif peut être bénéfique pour la santé, sont venus plaider des intervenants au deuxième jour de la reprise des audiences du BAPE sur le projet. 

 «On sait très bien que le transport a beaucoup d’impacts déterminants sur la santé, comme les conditions socio-économiques, le bruit, la qualité de l’air extérieur, la sécurité, l’activité physique et les changements climatiques», a déclaré l’adjoint médical au directeur de santé publique au CIUSSS de la Capitale-Nationale, Jacques Girard.  

Une affirmation qui a donné le ton de cette deuxième audience qui a présenté l’opinion et les recommandations d’organismes et de regroupements citoyens comme Équiterre, Accès transports viables ou Coalition Climat-Montréal.  

Jean-François Lefebvre, chargé de cours au Département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM est venu présenter son étude sur les effets du tramway sur les coûts en santé. Selon lui,  le tramway permettrait «des bénéfices pour sa santé en termes de réduction de l’obésité et de l’embonpoint de l’ordre d’un demi-milliard de dollars sur une quarantaine d’années», peut-on lire en conclusion de l’étude. Un projet qui engendrerait plus d’activité physique dans une société de plus en plus sédentaire.  

«La mobilité, c'est la vie»

Par contre, il est souhaitable de construire des stations proches de secteurs qui comptent beaucoup d’ainés qui ont des difficultés à se déplacer selon Judith Gagnon de la table de concertation des personnes ainées. «La mobilité c’est important, c’est la vie», dit-elle alors que beaucoup de personnes âgées comptent sur les transports en commun pour faire des courses ou même recevoir des soins. Elle souligne donc l’importance d’avoir une station assez proche de l’entrée du NCH. «Les gens qui viennent à l’hôpital, ce ne sont pas des gens en forme. Ça va devenir un grand centre de cancérologie. C’est fondamental. Si on avait le tramway, ce serait beaucoup plus facile», ajoute-t-elle.  

Alexandre Turgeon du Conseil régional de l'environnement Capitale-Nationale, précise que nous sommes dans la première décennie où l’on assiste à une baisse du nombre de permis de conduire chez les jeunes aux États-Unis comme au Canada. Une preuve qu’il est temps de changer nos habitudes de déplacement selon lui.  

Avec Clément Derym, d’Accès transport durable, ils s’entendent sur le fait qu’il faut repenser la place des automobiles sur nos routes d’un point de vue écologique, mais aussi sécuritaire : même si les trottoirs sont larges de deux mètres, si les voitures vont trop vite sur la route, ce n’est pas sécuritaire pour les piétons et les cyclistes. «Personne n’aura envie d’aller marcher sur René-Lévesque, pas plus qu’on en a envie maintenant», déclare Alexandre Turgeon.  

«Plus on a des largeurs de voies importantes, plus la vitesse pratiquée est élevée», relève Clément Derym. «Ce que l’on recommande, c’est une largeur des voies qui est faite pour une vitesse pratiquée à 40km/h». Une recommandation qui demanderait d’enlever 2 m sur la largeur totale de l’emprise, notamment sur René-Lévesque.