Le Réseau de transport de la Capitale est agressif afin de se démarquer dans le marché pour recruter des mécaniciens, des spécialistes informatiques et des ingénieurs, entre autres.

Le RTC recherche 100 chauffeurs par année

La pénurie de main-d’œuvre frappe le Réseau de transport de la capitale (RTC). Afin de soutenir l’expansion de son réseau et remplacer les travailleurs qui quittent ses rangs, le RTC intensifie ses efforts de recrutement. Il assouplit même (un peu) ses critères de sélection pour dénicher notamment 100 chauffeurs par année.

«L’embauche est difficile. […] Ça ne fait pas exception au niveau du RTC», a noté la directrice des ressources humaines, Annie Bélanger, devant les élus à l’hôtel de ville. «En plus, on est en croissance.»

Le RTC est donc agressif afin de se démarquer dans le marché pour recruter des mécaniciens, des spécialistes informatiques et des ingénieurs, entre autres. «On est très visible.»

«Les efforts de recrutement sont appuyés depuis cet été par une campagne publicitaire à la radio et en affichage sur nos bus, dans nos bus et dans nos abribus», précise Brigitte Lemay, conseillère en relations publiques.

«Nos équipes des ressources humaines ont [en outre] participé à la Foire de l’emploi au printemps 2019 et ont tenu un kiosque de recrutement lors des portes ouvertes du RTC en mai dernier.»

Critères «assouplis»

Le RTC manque également de chauffeurs et chauffeuses. Il doit en embaucher une centaine par année pour suivre le rythme.

«Cette année, nous avons embauché près de 100 nouveaux chauffeurs au RTC. Cela permet de combler non seulement les besoins liés à l’accroissement du service au cours des prochaines années, mais également de pallier les retraites et démissions, les congés parentaux ou autres, les mouvements internes de personnel, les accidents de travail, etc.», ajoute Mme Lemay. «Pour 2020, le requis est environ le même, soit une centaine de nouveaux chauffeurs.»

Les besoins sont si élevés que le RTC a dû réévaluer ses prérequis d’embauche. «Dans les dernières années, nous avons […] assoupli certains critères sans pour autant laisser tomber l’aspect qualitatif lié à la sélection des candidats», indique Brigitte Lemay. Toujours en prenant le cas des chauffeurs pour exemple, elle explique notamment que «les candidats devaient ultérieurement posséder un diplôme d’études secondaires; nous acceptons maintenant les candidats qui possèdent un diplôme d’études professionnelles».

Annie Bélanger ajoute qu’il n’est plus nécessaire d’avoir dans son curriculum vitæ au moins deux ans dans un emploi de «service à la clientèle». Un an suffit maintenant.

Longue formation

Il faut dire que les besoins sont en hausse et que la formation des recrues est longue : «Il s’écoule donc de quatre à cinq mois entre l’embauche d’un candidat qui ne possède pas déjà son permis de conduire de classe 2 et le moment où il est autonome sur le réseau.»

Le RTC assure qu’il sera en mesure d’offrir l’ensemble des services malgré la difficulté à recruter. Il devra cependant poursuivre ses efforts pour attirer les personnes à la recherche d’un emploi : «En connaissance du contexte actuel, nous avons entrepris un recrutement soutenu pour aujourd’hui et pour le futur. Le recrutement va bon train, mais nous devons maintenir la cadence»

Le RTC compte 1605 employés, dont 926 chauffeurs. Ceux-ci effectuent en moyenne 4223 départs par jour, sur 134 parcours, dans 607 autobus. Ils ont sillonné 27 341 824 kilomètres en 2018.

Un chauffeur du RTC gagne 62 000 $ par année lorsqu’il atteint le sommet de l’échelle après quatre ans.

En plus des 100 chauffeurs recherchés, le RTC envisage pourvoir au moins 60 autres postes.

Sur Internet: www.rtcquebec.ca/carriere/emplois-offerts