L’abbé Julien Guillot, curé de la paroisse Saint-François-de-Laval et recteur du Sanctuaire de Notre-Dame-de-Roc-Amadour se met même à rêver à une église verte.

Le rêve d’une église verte

Pour l’abbé Julien Guillot, le recyclage et l’environnement étaient une priorité bien avant l’encyclique Laudato si’ du pape François en juin 2015. Aujourd’hui, le curé de la paroisse Saint-François-de-Laval et recteur du Sanctuaire de Notre-Dame-de-Roc-Amadour se met même à rêver à une église verte.

«Je crois que des notions comme le recyclage entre autres sont un peu plus intégrées dans les églises protestantes, mais moi, depuis mon arrivée ici il y a quatre ans, j’essaie de les intégrer davantage», raconte l’abbé Guillot, qui participait à la conférence de presse soulignant la première sortie de l’Écocentre mobile de la Ville de Québec dans le Vieux-Limoilou. Le prêtre avait emporté, entre autres, un vieux radio qui ne fonctionnait plus et quelques vieilles machines qui n’avaient pas servi depuis plusieurs années.

«Oui, je rêve d’une église verte. D’ailleurs, depuis un an, la boutique souvenir liée au sanctuaire met en valeur des notions comme la diminution de l’emballage, le recyclage et l’achat local. Nous vendons aussi des sacs fabriqués par la Maison de charité sous le clocher», indique le prêtre natif de Beauport qui a exercé son ministère dans plusieurs paroisses de Charlevoix et de Québec. 

L'abbé Guillot avait emporté, entre autres, un vieux radio qui ne fonctionnait plus et quelques vieilles machines qui n’avaient pas servi depuis plusieurs années.

L’abbé Guillot rappelle d’ailleurs l’encyclique Laudato si’ où le pape François parle de la terre comme de «notre maison commune» pour expliquer son engagement en matière de développement durable. «Depuis mon arrivée à Limoilou, on a créé à Limoilou un centre de tri dans le sous-sol de l’église. On y recycle et répare tout ce que les gens donnent : vêtements, meubles, livres, appareils électroniques. Ensuite, on les remet aux organismes communautaires locaux qui aident les gens démunis comme la Saint-Vincent-de-Paul. Il y a aussi des dons qui sont faits à l’international, notamment des livres en Haïti», poursuit-il.

«Le recyclage, la réutilisation, la Saint-Vincent-de-Paul en faisait déjà, mais nous, on veut aller plus loin pour protéger la planète, qui est notre maison commune comme le dit le pape François. J’en comprends que ce n’est pas seulement la maison des catholiques, mais celle de tout le monde. Et en plus, l’environnement est une valeur commune dans la jeune génération», ajoute l’abbé Guillot.

Celui-ci avoue avoir été initié au recyclage à un très jeune âge et à un moment, dans les années 60, ou ce n’était pas nécessairement au goût du jour. «Je viens d’une famille assez modeste et mon père recyclait tout! Nous étions seulement des gars dans la famille et on bricolait tous beaucoup. Pour vous dire, mon père s’est même bâti un garage de 24 par 36 pieds presque uniquement avec des matériaux recyclés. Il y a donc une culture du recyclage chez moi et j’essaie de la partager dans ma paroisse.»

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La première sortie de l’Écocentre mobile de la Ville de Québec avait lieu dans le Vieux-Limoilou.

L'ÉCOCENTRE SE DÉPLACE

L’Écocentre de Québec s’est déplacé pour une première fois cette année samedi dans le Vieux-Limoilou. Une première de sept visites qui seront réalisées cet été et cet automne pour permettre aux citoyens qui n’ont pas de voiture de se débarrasser de leurs déchets volumineux ou dangereux.

«C’est un nouveau service qui vient d’une demande de la population», explique la conseillère municipale Suzanne Verreault, membre du comité exécutif et responsable de l’environnement et de la gestion des matières résiduelles. «Il y a des citoyens qui voulaient se débarrasser de certains objets, mais qui ne pouvaient pas se rendre dans l’un des cinq écocentres de la Ville de Québec, alors l’Écocentre viendra à eux», explique-t-elle. 

Dès les premières heures samedi matin, plus d’une centaine de citoyens s’étaient rendus dans le stationnement de l’église Saint-Fidèle pour livrer leurs déchets plus volumineux ou dangereux aux entreprises de gestion des matières résiduelles sur place. Ainsi, «l’Écocentre mobile» sera aussi sur la rue du Parvis le 25 mai, au Grand Théâtre le 8 juin et au parc des Loisirs de Saint-Sacrement le 22 juin.

«L’idée est de rendre ces activités récurrentes d’année en année. Ça s’inscrit dans notre objectif de valoriser 82 % de nos matières résiduelles d’ici 2028», conclut Mme Verreault.