Le quai de Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans

Le quai de Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans pourra affronter l’hiver

Le quai de Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans, seule porte de sortie si le pont brise, sera finalement modifié pour que ses passerelles piétonnières puissent être utilisées également l’hiver en cas d’urgence.

«Ça va se faire cet été», assure Alexandre Lavoie, responsable des relations publiques de la Société des traversiers du Québec (STQ). D’ici peu, les ouvriers devraient investir le quai d’évacuation pour l’améliorer; ils seront sur place jusqu’à novembre.

C’est que l’ouvrage érigé en 2009 a un gros défaut : les structures permettant aux piétons d’embarquer sur les navires n’ont pas été conçues pour résister à l’hiver. La STQ loue donc des grues deux fois l’an pour les déplacer.

«Ces passerelles-là sont fixes. Donc l’hiver, on doit les retirer à cause des glaces, explique M. Lavoie. Ce qu’on va faire, c’est faire en sorte que ces passerelles soient amovibles. Donc elles vont pouvoir être levées, basculées l’hiver pour qu’on ne soit pas obligé de carrément les enlever.»

La voie d’accès des véhicules, elle, avait été fabriquée en pensant aux blocs glacés dérivants. Une «salle des machines» permet de la soulever.

«L’hiver, l’embarcadère des voitures a déjà cette fonctionnalité-là, c’est-à-dire qu’il lève de deux mètres pour éviter la glace en dessous.»

Désenclaver l’île aux Grues

D’abord imaginé comme alternative de transport en cas d’urgence, le quai de Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans offre aussi un point de départ pour les livraisons vers l’île aux Grues. «Ce quai sert quelques fois par année pour les voyages de désenclavement hivernal», note Alexandre Lavoie.

«L’île aux Grues, ils ont un service saisonnier. L’été, il y a une liaison maritime. L’automne et le printemps, c’est une liaison aérienne qui prend le relai quand il y a de la glace dans le fleuve. Et l’hiver, il y a un pont de glace, les gens peuvent se déplacer en motoneige.

«Bref, l’hiver, il n’y a pas de service maritime de liaison et c’est beaucoup plus dispendieux de faire livrer du matériel par avion. […] On va livrer du matériel pour les agriculteurs, la fromagerie et cie.»

«Le fait qu’on ait un quai à l’île d’Orléans nous donne cette opportunité-là, poursuit M. Lavoie, mais à la base, ce n’était pas pour ça [qu’il a été construit]. Essentiellement, c’est une raison de sécurité civile, de sécurité pour les citoyens de l’Île si le pont devait fermer.»

Et ils ont été patients, les résidents de l’Île, avant que le souhait se concrétise. «Depuis 2001, en fait, que le projet existait. Il a été construit en 2009.»

Quelques années plus tard, l’idée d’installer des passerelles pour piétons permanentes a germé. Les travaux devaient être exécutés en 2018, mais l’appel d’offres a été annulé.

La Société des traversiers du Québec a relancé le processus au printemps et a reçu trois offres oscillant entre 616 000 $ et 1,178 million $. Elle doit choisir l’entrepreneur gagnant d’ici peu.