Le rapport produit par le ministère de la Culture concernant le développement immobilier dans le boisé Woodfield remis au ministre de la Culture Maka Kotto soutient que le projet est beaucoup trop volumineux pour assurer la préservation du boisé qui participe au caractère paysager historique du cimetière.

Le promoteur du projet Woodfield réplique à ses opposants

Après les opposants, qui ont été nombreux à dénoncer le projet de complexe résidentiel dans le boisé Woodfield, le promoteur Bilodeau immobilier prend à son tour la parole pour défendre sa démarche et corriger certains faits dans un long argumentaire publié sur son site Internet.
Bilodeau immobilier réplique à ses adversaires par une «mise au point». «Les informations et commentaires rapportés par les opposants sont à plusieurs égards inexacts et comportent plusieurs informations erronées», écrit l'entreprise.
D'abord, sur la question du zonage, Bilodeau assure que le projet Woodfield est conforme au règlement de zonage de la Ville et que le terrain est constructible. «Aucune disposition législative réglementaire ou orientation visant la protection du site patrimoniale de Sillery n'interdit de construire sur ce terrain», rappelle le promoteur.
L'entreprise assure aussi avoir pris toutes les précautions pour protéger les arbres en bordure du cimetière Saint-Patrick et de la falaise ainsi que les arbres matures, notamment en s'adjoignant les services d'ingénieurs forestiers. Selon Bilodeau,12 arbres matures ont été répertoriés sur le terrain de Woodfield et deux d'entre eux devront être sacrifiés lors de la construction. Par ailleurs, le promoteur annonce son intention de déménager les jeunes arbres sur le site et d'en planter de nouveaux à plusieurs endroits.
Il promet aussi de respecter les marges latérales de construction exigées par le ministère de la Culture. «L'empreinte au sol du bâtiment projeté n'accapare que 16 % de la superficie du terrain. L'implantation assure la continuité du lien boisé avec les terrains environnants», plaide-t-on.
La communauté ne sera pas en reste, affirme l'entreprise, car une bande de terrain située sur le bord de la falaise a été cédée en 2010 à la Ville et permettra l'accès au public par le futur sentier du parc linéaire.