L'équipe de l'Hôtel de Glace rêve d'un endroit ouvert à l'année où les familles et les groupes scolaires viendront s'amuser et apprendre au sujet de l'écologie, de l'eau et de la glace.

Le promoteur du «parc du Nord» voit grand pour l'ancien zoo

La grande serre indo-australienne transformée en chapiteau pour le Cirque du Soleil. Un labyrinthe fait de murs d'eau. Un pavillon en hommage à l'hiver. De grandes conférences internationales sur la biodiversité. Personne ne pourra accuser le promoteur de l'Hôtel de Glace, Jacques Desbois, de voir petit pour le «parc du Nord» qu'il veut créer à l'endroit de l'ancien jardin zoologique.
Le promoteur veut utiliser le plus possible les bâtiments existants, après avoir rénové ceux qui se sont dégradés. Le grand terrain de l'ancien jardin zoologique serait divisé en cinq zones thématiques.
On savait déjà que dès cet hiver, l'Hôtel de Glace s'installerait à Charlesbourg, tout près de ce qui était le pavillon du conservatoire.
Le président et fondateur de l'Hôtel de Glace, Jacques Desbois, a enfin dévoilé jeudi aux élus du conseil municipal et au public le concept élaboré pour transformer le zoo abandonné en parc thématique sur la nordicité et la biodiversité.
L'équipe de l'Hôtel de Glace rêve d'un endroit ouvert à l'année où les familles et les groupes scolaires viendront s'amuser et apprendre au sujet de l'écologie, de l'eau, de la glace.
Le promoteur veut utiliser le plus possible les bâtiments existants, après avoir rénové ceux qui se sont dégradés. Le grand terrain de l'ancien jardin zoologique serait divisé en cinq zones thématiques.
Le principal, l'espace Glace, sera bien sûr constitué de l'Hôtel de Glace en hiver. Mais à terme, Jacques Desbois y verrait un pavillon «frigorifié» où la glace survivrait durant 12 mois.
«Ce pavillon deviendrait un centre d'interprétation de la nordicité, un vrai centre de promotion de l'hiver à l'année longue», décrit le président de l'Hôtel de Glace.
L'espace Eau se trouverait, durant la belle saison, sur le même terrain que l'Hôtel - alors fondu - et offrirait étang, fontaine et labyrinthe fait de murs d'eau.
L'espace Vie a pour coeur la fameuse serre indo-australienne, qui deviendrait la «verrière de la vie». La verrière servirait à la fois de chapiteau de cirque - Gilles Sainte-Croix du Cirque du Soleil l'a visitée - et aussi de lieu de conférence pour des grandes poin­tures environnementales, com­me Hubert Reeves, David Suzuki, Al Gore. «La verrière serait l'élément moteur pour la saison estivale», précise Jacques Desbois.
Un espace Aventure, autour de l'agora en plein air, pourrait servir à présenter par exemple un festival de films sur l'environnement. Pourquoi ne pas y organiser une rencontre par satellite entre des groupes de visiteurs et des explorateurs, comme ceux du Sedna IV qui repartiront bientôt pour le Grand Nord? L'explorateur Jean Lemire a d'ailleurs fait la visite de l'endroit et conseillé le promoteur, précise Jacques Desbois.
Le dernier espace, Futur, sera déployé dans le principal boisé du terrain. Les visiteurs pourraient y faire un rallye et en apprendre davantage sur la conservation.
Passer du rêve au projet
Pas d'animaux en vue dans le concept présenté jeudi, ce qui n'empêche pas le promoteur de dire qu'ils sont «incontournables». «On n'est pas là pour faire un jardin zoologique, mais c'est incontournable, dit Jacques Desbois. Les équipements sont là, la thématique s'y prête.»
Tout reste à faire pour que l'idée du promoteur passe du stade de rêve à celui de projet. Une étude de faisabilité, qui sera lancée en 2011, établira si le projet peut vraiment exister et quel serait le meilleur modèle d'affaires.
Jacques Desbois ne veut pas encore dire s'il fera appel aux gouvernements supérieurs ou si le projet restera privé.
Les conseillers municipaux de Québec se sont montrés très enthousiastes, le conseiller Gérald Poirier, des Saules, se proposant même pour faire le père Noël au pavillon de la glace!
La Société des établissements de plein air du Québec, propriétaire du terrain, a eu une présentation du concept, mais n'a pas voulu commenter jeudi.