En parlant du Phare, Michel Dallaire a indiqué qu'il voulait faire un projet que les gens aimeraient. La population de la région lui a donné son appui dans un sondage.

Le Phare: «la folie d'un mégalomane»

La trentaine de citoyens rassemblés au conseil de quartier de St-Louis mercredi soir ont commencé à fourbir leurs armes contre le projet immobilier Le Phare, qui s'implantera tel un géant dans leur milieu de vie.
«C'est la folie d'un mégalomane», a lancé Gervais Pelletier, avant d'être applaudi par l'assemblée. «Québec est en train de passer entre les mains d'un seul promoteur», ajoute-t-il, faisant référence à Michel Dallaire.
Les résidents s'inquiètent des travaux de construction qui dureront 10 ans, de la perte d'ensoleillement causée par cette tour de 65 étages et des forts vents qu'elle pourrait occasionner. Bien sûr, la congestion routière accrue inquiète plus que tout.
La présidente du conseil Carolle Dussault a souligné que ce projet était le premier accroc au programme particulier d'urbanisme (PPU), adopté à la fin 2012, qui prévoyait des constructions d'un maximum de 29 étages dans ce secteur de Sainte-Foy. «C'est un bris d'engagement de la Ville, un bris de contrat social», s'est-elle désolée. Selon elle, Le Phare causera un «précédent dangereux», et pourrait ouvrir toute grande la porte à de nombreuses autres tours dans le secteur.
Le citoyen Jean-François Boudreau a suggéré aux promoteurs de «descendre de leur drone, qui prend de belles images aériennes», et de revenir sur terre, en se promenant sur le boulevard Laurier, pour constater à quel point c'est difficile et peu agréable d'y circuler. Selon lui, le projet Le Phare accentuera la piètre qualité de vie dans le secteur.
Mobilisation
Le conseil de quartier de mercredi a servi à jeter les bases d'un mouvement de mobilisation contre le projet Le Phare. Plusieurs citoyens ont appelé à une concertation entre les différents conseils de quartier parce que ce projet aura probablement un effet «aspirateur», en enlevant des projets de développement à d'autres secteurs de la ville.
On cherche aussi une façon de se faire entendre, parce qu'il n'y aura pas de référendum sur ce projet, seulement une consultation publique, dont on espère peu.
On a aussi déploré qu'aucun conseiller de l'équipe Labeaume ne soit présent à l'assemblée, alors qu'ils sont tenus d'y assister. Rémy Normand brillerait d'ailleurs par son absence depuis quelques mois. Seul le conseiller de l'opposition Paul Shoiry était présent, et s'est dit très touché par les préoccupations des citoyens.