Image fournie par le Carnaval

Le palais de Bonhomme déménage

À la retraite Bonhomme? Pas vraiment. Pour son 65e anniversaire, l’iconique personnage déménage à la place George-V. Son palais, réinventé, sera assorti d’une imposante sculpture de neige de 30 pieds de hauteur par 80 pieds de largeur.

Le Carnaval de Québec a dévoilé jeudi deux éléments clés de la programmation 2019 qui se déroulera du 8 au 17 février. 

Nul doute que la principale nouveauté est le déménagement du palais de Bonhomme de la place de l’Assemblée nationale vers la place George-V. La décision repose sur la volonté de l’organisation de concentrer ses activités dans un périmètre festival plus restreint. 

«Ça donne une facilité de lier nos sites et de garder l’esprit de la fête», explique la directrice générale de l’événement, Mélanie Raymond. En effet, le palais sera voisin du Camp à Jos, autre activité au coeur de la programmation, qui prendra racine au parc de la Francophonie.

«Le palais est complètement amplifié et de plus grande ampleur que vous voyez habituellement, ajoute Mme Raymond. On vous avait dit au printemps lors de la présentation de la nouvelle vision qu’on y allait avec des spectacles de plus grande ampleur», insiste-t-elle.

Même qu’il vaudrait mieux parler de la Cour royale que du palais de Bonhomme.  Près du traditionnel palais se dressera une fresque de neige de 30 pieds de hauteur par 80 pieds de largeur, représentant un harfang des neiges et le Château Frontenac. À elle seule, la plus grande sculpture jamais réalisée au carnaval nécessitera 20 000 pieds cubes de neige.

Le site est en quelque sorte un parcours où les carnavaleux profiteront d’un mobile de jeux d’ombres géant, de tours de glace sons et lumières et d’une expérience multimédia immersive intitulée le Rêve de Bonhomme. 

De l’autre côté de la Grande Allée, le Camp à Jos, en l’honneur du célèbre bûcheron et homme fort, Jos Montferrand, se transformera, tantôt en parcours d’énigmes de style jeu d’évasion, tantôt en site de compétition du lancer de la hache. Le parc de la Francophonie servira même d’immense ring pour le premier gala loufoque de lutte hivernale, gracieuseté du coloré Marto Napoli.

Virage nécessaire

Cette nouvelle vision émane d’un rapport présenté au printemps pour renouveler la programmation du Carnaval après des années de critiques et de baisse d’achalandage. L’ex-directeur général du Festival d’été de Québec, Daniel Gélinas, était à la tête de ce comité.

L’organisation avait déjà annoncé l’abandon du concours de sculpture sur neige, du défilé de la basse ville, de la vente de la bougie et le retrait des duchesses.

Toujours dans la logique de concentrer les activités, le Carnaval avait déjà annoncé deux défilés en haute-ville entre le Musée national des beaux-arts et la place George-V. 

Cinq compagnies de divertissement, dont le Cirque Flip Fabrique, présenteront, six fois le long du parcours, cinq tableaux ou mini-spectacles de cinq minutes. Ils seront entrecoupés par de l’animation et des personnages géants. Lumières, pyrotechnies et effets visuels divers sont au rendez-vous.

L’annonce de jeudi a aussi permis au gouvernement fédéral de renouveler une contribution financière de 1,9 million $ répartie sur trois ans pour commercialiser l’événement à l’internationale. Le gouvernement du Québec accorde une somme de 1,4 million $ pour la présentation 2019.

La participation du public est aussi requise. La Cour du palais et le Camp à Jos oblige l’achat de l’effigie vendue en prévente 10 $ jusqu’au 31 décembre. Après cette date, le prix grimpera à 15$.