Le nouveau visage du parlement

Plus moderne, plus sécuritaire et plus accueillante. C’est ce que souhaite devenir l’Assemblée nationale du Québec avec des travaux de 60,5 millions $, qui sont actuellement à 40% complétés. Pour la première fois, les médias ont pu visiter le chantier du nouveau pavillon d’accueil, qui ouvrira ses portes au printemps 2019. Incursion dans le dédale souterrain situé devant l’entrée principale de l’hôtel du parlement de Québec.

Au lieu d’attendre dehors et d’entrer par une porte latérale, les visiteurs pourront dorénavant passer par devant, sous les grands escaliers. Ils auront accès à une salle d’attente tout en transparence qui les mènera aux guérites de sécurité, semblables à celles d’un aéroport. La visite sera toujours gratuite. 

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Objets de musée, mosaïque interactive présentant tous les députés, boutique souvenir agrandie, film sur la démocratie québécoise: l’Assemblée nationale se dote d’espaces pour faire vivre une expérience pédagogique. Une pente en spirale fait atterrir le visiteur dans une agora centrale où, s’il lève la tête, il aperçoit la tour centrale de l’Assemblée nationale à travers un immense puits de lumière. 

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Les travaux actuels visent aussi à donner plus d’espace aux députés. Ils auront accès à deux nouvelles salles de commissions parlementaires, où des projets de loi sont étudiés. Ils devront toutefois se concentrer, car il se pourrait qu’un enfant tente de les distraire en cognant dans la fenêtre située en hauteur qui permettra de les observer et de les entendre, grâce à des écouteurs. 

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En fin de parcours, le visiteur passera par un tunnel qui a été creusé sous le parlement. C’est là qu’il pourra admirer une œuvre d’art, qui doit évoquer «le passage de la modernité vers l’histoire», explique Michel Bonsaint, secrétaire général de l’Assemblée nationale. Avant de prendre un ascenseur ou un escalier vers l’édifice actuel du parlement, le visiteur pourra admirer la cour intérieure. 

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Le chantier présente plusieurs défis techniques, parce qu’il faut «connecter le vieux et le nouveau», explique M. Bonsaint. Jusqu’à maintenant toutefois, l’équipe n’a pas eu à faire face à de mauvaises surprises, comme des faiblesses dans la structure. Même s’il a près de 140 ans, l’hôtel du parlement est en bon état, constate M. Bonsaint.

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La pièce interdite

Il existe une pièce où les médias n’ont pas été autorisés à prendre des images, soit le nouveau quartier général de la sécurité. Il permettra à un nombre restreint d’employés de contrôler à distance une éventuelle crise. La pièce est entre autres dotée d’une cellule de détention. Après l’irruption du tireur fou Denis Lortie, en 1984, l’Assemblée nationale s’était dotée de 80 caméras de surveillance. Elles sont aujourd’hui remplacées par 325 caméras et un nouveau système informatique. 

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