Le marathon SSQ de Québec a accueilli un nombre record de participants.

Le nouveau parcours du marathon de Québec passe le test

Nombre record de participants, nombreux commentaires positifs : pour Chantal Lachance, vice-présidente de Gestev, le nouveau parcours du Marathon SSQ de Québec a largement passé le test «de la première fois», dimanche.

«J’ai pu voir les réactions spontanées des coureurs à l’arrivée, mais aussi les commentaires sur les réseaux sociaux et les gens nous disent majoritairement : mission accomplie, qu’ils ont couru dans un beau parcours», a-t-elle déclaré au Soleil.

L’organisation avait mis le paquet afin de promouvoir le «parcours de carte postale» de ce premier marathon disputé entièrement dans la capitale après 20 années sur les deux rives du fleuve.

«Les gens sont vraiment arrivés avec le sourire, ils ont trouvé le parcours très beau et plusieurs nous ont dit qu’ils avaient effectivement couru comme dans une carte postale. Luc Richer de Motivaction Jeunesse, qui en a fait des courses, nous a dit que c’était le plus beau parcours de sa vie», poursuit Mme Lachance.

L’autre aspect sur lequel l’organisation avait misé, soit de rapprocher le public des athlètes, a aussi été une réussite selon la vice-présidente de Gestev. «Les gens sont vraiment sortis sur leurs balcons pour encourager les coureurs et ça me rend vraiment heureuse. C’était l’un des buts du nouveau parcours d’intégrer davantage le public et on y est arrivé.»

Les participants au Marathon SSQ de Québec ont eu l’occasion d’arpenter les plus beaux endroits de la ville.

Niveau de difficulté

Quant au niveau de difficulté du nouveau circuit, que plusieurs appréhendaient, Chantal Lachance a tenu à préciser que presque tous les coureurs qui avaient participé à l’épreuve Lévis-Québec l’an dernier ont amélioré leur temps de course.

«Il y en a qui trouvaient que certains segments étaient difficiles, mais personne n’est arrivé la langue à terre. Et le fait que la plupart aient battu leur temps en dit déjà beaucoup», poursuit-elle.

«Oui, le gagnant du marathon, Mohammed Aagad, a dit qu’il avait eu des crampes dans les pentes, mais il a aussi dit qu’il avait adoré le parcours. Vous savez, Québec a les défauts de ses qualités. C’est sûr que ça ne pourra jamais être un parcours plat.»

Chantal Lachance estime ainsi que la nouvelle mouture du marathon de Québec a passé l’étape de la comparaison avec l’ancien parcours, qui montait un peu moins mais descendait aussi beaucoup plus. «C’est sûr qu’il y aura certaines petites choses à changer, mais pour l’essentiel, les coureurs sont satisfaits.»

Le nombre d’inscriptions parle aussi de lui-même. Avec plus de 8230 personnes inscrites aux différentes activités étalées sur trois jours et une participation record de 1592 coureurs à l’épreuve de 42,2 km, Gestev parle d’un succès qui dépasse les attentes.

«La participation au marathon a augmenté de 34 % cette année alors qu’elle était en diminution au cours des quatre dernières années. Je pense que les gens avaient le goût d’essayer le nouveau trajet. Et nous avons déjà quelques centaines d’inscriptions pour l’an prochain», précise Mme Lachance.

Le Château Frontenac a été une des vedettes du nouveau parcours.

Et l’élite?

Questionnée à savoir si l’organisation envisageait d’inviter certains coureurs de l’élite mondiale comme le fait le Marathon de Montréal, Chantal Lachance a insisté sur la mission que s’est donné le Marathon de Québec de démocratiser la course à pied.

«Pour nous, les élites, c’est important, mais on veut que ce soit un beau mélange. On veut aussi des familles, des collègues de travail, des gens qui se lancent des défis. On sait aussi qu’on n’a pas un parcours plat où quelqu’un pourra penser battre le record de Berlin [2h01:39, établi par le Kényan Eliud Kipchoge le 16 septembre dernier]», indique-t-elle.

«Par contre, à partir de maintenant, nous avons des temps à battre, ce qui pourrait inciter certaines personnes à tenter leur chance à Québec pour abaisser la meilleure marque», conclut Chantal Lachance.

Plusieurs appréhendaient un trajet difficile, mais presque tous les coureurs ayant participé à l’épreuve l’an dernier ont amélioré leur temps.