La Tupiq Arctic Circus Troupe, vieille de quelques mois seulement, participera au festival qui est considéré comme le plus grand du genre au Canada.

Le Nord s’invite au Turbo Fest [VIDÉO]

Le 13e Turbo Fest en sera un spécial pour des artistes provenant entre autres de Kuujjuaq et de Puvirnituq alors que leur troupe nouvellement formée s’amène à Québec pour y faire découvrir la culture inuite à travers un spectacle de cirque.

La Tupiq Arctic Circus Troupe, vieille de quelques mois seulement, participera au festival qui est considéré comme le plus grand du genre au Canada. De jeudi à dimanche, des centaines de jongleurs venus d’ici et d’ailleurs présenteront des ateliers et des spectacles au public à l’École de cirque de Québec, dans le quartier Limoilou.

Cette plateforme permettra à la troupe du Nunavik de faire connaître sa culture inuite avec une légende racontée entre autres avec la jonglerie.

Cette initiative découle du programme Cirqiniq, explique Christopher Angatookalook, expatrié à Québec pour y poursuivre des études en aviation. «Peut-être qu’un jour c’est moi qui vais être le pilote pour amener notre troupe d’une place à l’autre», rigole-t-il.

Créé en 2009, ce programme de cirque intègre la culture inuite au plan artistique à la suite de «la conclusion d’une entente quinquennale entre l’Administration régionale Kativik (ARK) et le programme Cirque du Monde réalisé par le Cirque du Soleil à l’intention des jeunes en situation précaire».

«On a parlé, l’été passé, avec le monde du Cirqiniq [...] et les instructeurs on voulait faire un peu plus que juste montrer aux jeunes, on voulait faire des spectacles pour tout le monde», raconte le jeune homme.

C’est d’ailleurs grâce à ce programme que Christopher et plusieurs de ses collègues ont commencé à faire du cirque. «Quand j’ai commencé, je ne pouvais plus arrêter», dit-il enthousiaste à l’idée de participer au Turbo Fest.

Encore aux couches, la Tupiq Arctic Circus Troupe a pour principaux objectifs de s’amuser et gagner en expérience en participant au festival. Il faut dire que ses membres ont des idées de grandeur, eux qui ont «de gros projets» dans la mire, notamment l’agrandissement de la troupe.

Un événement international

Le Turbo Fest jouit d’une renommée internationale, explique Véronique Provencher, une des membres qui a participé à la fondation de l’organisme qui chapeaute le festival, Turbo 418.

Chaque année, des gens provenant des États-Unis, d’Amérique du Sud, d’Europe et même du Japon convergent vers la Vieille Capitale pour participer à l’événement.

Parmi les troupes venues d’ailleurs, la compagnie Stoptoï formée de Neta Oren et de son collègue Gonzalo présentera un spectacle de jonglerie avec des anneaux et des balles pour la première fois au Canada.

«C’est toujours intéressant de voir comment les gens font du cirque ici. Je suis sûr que c’est différent qu’en France et de ce que j’ai vu avant. Du coup, c’est très intéressant de voir les autres artistes d’autres compagnies», affirme Mme Oren, une Israélienne qui habite maintenant Lyon.

Essayant autant que possible de trouver de nouveaux moyens pour jongler et faire du cirque, Stoptoï a développé une technique de pliage d’anneaux qui utilise l’élasticité de celles-ci pour les attacher les unes aux autres et les projeter dans les airs.