Malgré la chaleur, le père noël était présent pour les célébrations.

Le Noël du campeur, une tradition qui ne dérougit pas

À la Coop Camping Saint-Esprit, à Québec, comme dans plusieurs terrains de la province, le Noël du campeur est un événement couru.

Avec ses 300 résidents permanents et ses 140 terrains locatifs, le Camping Saint-Esprit «est comme une petite ville», laisse tomber Martial Tremblay, résident de l’endroit depuis 16 ans. «Tout le monde se connaît.»

Et pour les célébrations, il reçoit ses trois soeurs de Montréal au bifteck Tomahawk. «Nous serons 10 ou 12», dit-il.

L’origine sociologique du Noël du campeur remonte au début des 60, alors que les Québécois étaient majoritairement en vacances pendant les deux dernières semaines du mois de juillet. Le terrain de camping s'est naturellement imposé comme le meilleur endroit pour se réunir.

Des campeurs festifs

M. Tremblay est membre du Comité des loisirs. Il est cette année responsable de l’organisation du Noël du campeur du Camping Saint-Esprit. Ce soir, c’est lui qui montera dans le traineau du père Noël, vêtu de l’emblématique costume rouge. 

Au coucher du soleil, une trentaine de voiturettes de golf décorées de guirlandes et de lumières déambuleront dans les rues asphaltées de Camping Saint-Esprit, au rythme de la sélection musicale de Jean Bolduc, résident depuis 25 ans. Durée de la parade : 1h30.

Plus tôt en journée s’est déroulé le dépouillement de l’arbre de Noël sous le chapiteau et la brise des ventilateurs. «Les cadeaux à l’intention des enfants sont fournis par les familles», explique Francine Lachance, responsable du Comité des loisirs.

Le père Noël «de jour», Michel Tassé, cumule 15 années d’expérience derrière la barbe blanche. Il est même sollicité dans les écoles, dit-il. Un personnage qui lui coule dans les veines, son frère étant membre de L'Association des Pères Noël de la province de Québec.

Soirée dansante, pétanque trois fois par semaine, club de cartes, soupers de groupe : les activités sont nombreuses au Camping Saint-Esprit. Des rassemblements qui sont pour la plupart financés par des tirages moitié-moitié. «Aujourd’hui, c’est plein. On va se rendre à 1000 $», fait valoir Martial Tremblay, qui précise que la valeur de la cagnotte se situe généralement entre 700 et 900 dollars.