Le Musée ambulant visite les camps de jour de Québec afin d’offrir aux tout petits une incursion dans le monde du bruitage cinématographique.
Le Musée ambulant visite les camps de jour de Québec afin d’offrir aux tout petits une incursion dans le monde du bruitage cinématographique.

Le Musée ambulant présente Côté court! dans un camp de jour près de chez vous [VIDÉO]

Accompagnés de leurs moniteurs ZigZag et Eska, les petites vedettes du camp de jour Maria-Goretti entrent sous le chapiteau du Musée ambulant en marchant sur le vrai tapis rouge du Festival de cinéma de la Ville de Québec (FCVQ). Jusqu’au 14 août, le Musée ambulant visitera les camps de jour de Québec afin d’offrir aux tout petits une incursion dans le monde du bruitage cinématographique.

Après un bon lavage de mains, la troupe est séparée en deux sous-groupes de douze enfants. Chaque bruiteur en herbe s’installe sur sa zone de création dans laquelle se trouve une petite boîte colorée dotée d’un son unique. 

Dans un univers ludique et multicolore, les médiatrices culturelles du Musée ambulant initient les jeunes, âgés de 5 à 12 ans, au bruitage par le visionnement d’un court vidéo «théorique». En équipe, les enfants devront ensuite recréer le son de quelques courts métrages d’animation sélectionnés par le FCVQ. 

«L’idée de Côté court!, c’est de faire comprendre aux enfants comment les sons prennent place dans les courts métrages et les films d’animation au cinéma. Parce que souvent, les films d’animation et l’ambiance sonore sont faits à l’ordinateur, mais, l’idée, c’est de montrer que les sons peuvent être produits par des objets ou par des jouets et peuvent être utilisés par la suite pour illustrer d’autres actions qui ne sont pas en lien avec la source du son», explique Éloïse Plamondon-Pagé, médiatrice culturelle pour le Musée ambulant.

À l’aide d’un écran, d’un système numérique et de petites boîtes qui génèrent des sons de fusée et de laser, les enfants construisent la nouvelle ambiance sonore d’Extase galactique, un court métrage réalisé par une réalisatrice québécoise, Carol-Ann Belzil-Normand. Les jeunes exerceront aussi leur oreille sur les images de Voyageurs et de Turbopéra, deux courts métrages français. 

Au total, le Musée ambulant estime qu’il rejoindra près de 2000 enfants dans la région de Québec avec son projet Côté court!. 

Pour les camps de jour, les initiatives comme Côté court! sont importantes, surtout cet été alors que la plupart de leurs activités ont été annulées en raison de la COVID-19. «On est allé faire du vélo au Domaine de Maizerets. On va faire des petits pique-niques… On essaie de divertir les enfants sur le camp, mais que le Musée ambulant arrive avec une belle activité comme ça, super ludique et amusante pour les enfants, c’est un beau cadeau», souligne Jeanne Cinq, responsable du camp Maria-Goretti. 

La jeune femme, qui étudie en enseignement du primaire, admet qu’obtenir l’attention des enfants au camp de jour n’est pas chose facile. Elle remarque toutefois l’écoute attentive des enfants durant l’activité Côté court!


« C’est un métier que les jeunes ne connaissent pas beaucoup. […] Ils ont du plaisir. Ils sont super intéressés et posent des questions. Je faisais juste les regarder pendant la vidéo que les animatrices leur présentent et on voit que leurs petits yeux pétillent. »
Jeanne Cinq, responsable du camp Maria-Goretti

«Sortir l’art du musée»

Sarah Bélanger-Martel, co-directrice du Musée ambulant, est quant à elle très heureuse de voir une aussi belle réaction chez les jeunes participants. Depuis 2017, l’organisme travaille en partenariat avec la Ville de Québec afin de «sortir l’art du musée». 

Par des ateliers sur le cinéma, des expositions extérieures ou des incursions dans l’art contemporain québécois, le Musée ambulant entre en contact avec diverses clientèles dans les CPE, les CHSLD et les écoles afin de «rendre l’art facilement accessible pour tous». 

Les projets comme Côté court! espèrent démontrer que « l’art, c’est universel». 

«Au fond, l’art permet d’effacer les barrières entre les gens et d’avoir juste du plaisir ensemble», ajoute Mme Bélanger-Martel.

Parce qu’un son de papier froissé, comme l’explique Éloïse Plamondon-Pagé à ses jeunes bruiteurs, raisonne de la même manière qu’on soit ici, au Bénin, en Chine ou… «même à New York!», lance un petit garçon. 

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