Le maire de Lévis Gilles Lehouillier

Le maire Lehouillier rencontrera le consortium PwC-Arup

Pendant que son homologue de la capitale déplore des pressions indues exercées sur son administration par les promoteurs d’un projet de métro aérien à Québec, le maire de Lévis confirme qu’il va s’asseoir avec eux la semaine prochaine.

Le maire Gilles Lehouillier a confirmé mercredi qu’une rencontre serait tenue avec son administration, mais ne pouvait préciser la date exacte. «On a hâte de voir ce projet-là parce qu’on ne l’avait pas vu», a-t-il dit en mêlée de presse. 

M. Lehouillier ignorait l’existence de ce projet évalué à 2,3 milliards $ émanant d’un consortium notamment formé de PricewaterhouseCoopers (PwC) et Arup avant qu’il ne soit déballé dans Le Journal de Québec la semaine dernière. «C’est assez étonnant. On se demande un peu pourquoi [on ne nous a pas approché]», a-t-il dit. D’autant plus que le tracé projeté desservirait Lévis avec une ligne de 19 km.  

Labeaume en remet

De l’autre côté du fleuve, le maire de Québec en a remis, mercredi, à propos de ce dossier. Selon lui, le projet de construction de 61 km de voies aériennes d’un métro «aux allures d’un monorail», a été coulé seulement pour faire des pressions. «On n’acceptera pas de se faire pousser dans le dos par un promoteur. Ça s’appelle de la pression politique et médiatique de promoteurs de toute sorte. Ils ont tenté de faire ça», a lancé Régis Labeaume.

Du même souffle, il a soutenu que ce genre de projet a été parmi ceux analysés avant d’être rejeté. «Grosso modo, c’est 100 millions $ du kilomètre tandis que le tramway c’est 50 millions $, sauf sous terre. C’est plus cher et on ne peut pas défigurer une ville du patrimoine mondial de l’UNESCO en bâtissant des kilomètres de tracel de béton. Ça ne fait aucun sens et on passe en plein milieu de la ville.»

Enfin, il a réitéré que le directeur général adjoint, responsable des grands projets à la Ville, Charles Marceau, a bien fait de fermer le dossier après sa rencontre à l’automne avec un représentant du consortium. «M. Marceau a bien fait de tout arrêter quand il a eu une proposition de faire un contrat de gré à gré. Il a eu le meilleur réflexe parce que c’était illégal.» Le maire avait suggéré plus tôt cette semaine de soumettre l’affaire à l’Unité permanente anticorruption.