Gilles Lehouillier, maire de Lévis

Le maire Lehouillier qualifie les menaces contre lui de «lâches»

Le maire de Lévis a réagi publiquement mercredi pour la première fois aux menaces de mort anonymes qu'il a reçues, qualifiant le geste de «lâche».
Gilles Lehouillier a reçu au retour des Fêtes une lettre anonyme qui contenait des menaces de mort. Exemple des propos qu'elle contenait, l'auteur a menacé de «faire disparaître [sa] maison», a illustré hier le maire de Lévis. La police a ouvert une enquête.
Après 25 ans en politique, Gilles Lehouillier en a vu d'autres. «J'ai déjà reçu ce genre de menaces-là. Le fait est qu'aujourd'hui, on est dans une société où les choses ont évolué. Il y a quelques années, une menace comme ça, on en aurait plus ou moins tenu compte. Aujourd'hui, c'est pris au sérieux.»
Le maire ne s'en fait pas trop avec cette situation, il ne craint pas pour sa sécurité, mais il espère tout de même que les enquêteurs de la police réussiront à mettre la main au collet de l'auteur de la lettre. «J'estime que de poser un geste anonyme de menace, c'est un acte de lâcheté, et c'est répréhensible.»
La police assure une surveillance accrue depuis que le maire a reçu la lettre, mais M. Lehouillier n'a pas demandé à avoir une protection rapprochée. «Je n'exige pas de sécurité particulière.» Cependant, depuis l'attaque au parlement fédéral survenue en octobre, où un tireur s'était introduit dans l'enceinte après avoir abattu un militaire, l'administration municipale est à réviser les mesures de sécurité qui entourent l'hôtel de ville de Lévis. En ce moment, elles sont minimales.