Le maire Gilles Lehouillier ne pouvait dire, jeudi, si les chefs des partis le visiteront en cours de campagne. Chose certaine, il rencontrera chacun des candidats des circonscriptions qui touchent Lévis.

Le maire de Lévis présente sa liste d’épicerie

Appui au troisième lien, pérennité du pont de Québec, facilitation de l’immigration. Le maire de Lévis a fait connaître les engagements qu’il souhaite obtenir des partis politiques à l’élection fédérale du 21 octobre.

Gilles Lehouillier a détaillé jeudi les six principaux items de sa liste d’épicerie. Des demandes qui s’adressent autant aux candidats des circonscriptions de Lévis–Lotbinière et de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis qu’aux chefs des partis. Pour le maire, les dossiers d’infrastructures et d’emploi sont au cœur des requêtes.

M. Lehouillier souhaite que tous les partis s’engagent à acquérir le pont de Québec et obligent le CN à payer une partie du coût de la peinture. «Pour nous, c’est le scénario idéal. On espère plus que seulement se cacher derrière un médiateur», a-t-il lancé, concernant la nomination par les libéraux avant l’élection d’un médiateur pour négocier avec le CN.

Le maire réclame aussi des fédéraux de se compromettre dans le dossier du troisième lien, qu’il appelle maintenant le projet de tunnel Québec-Lévis. «Jusqu’à présent, nous savons que le Parti conservateur a acheminé à François Legault une lettre disant qu’après l’élection de leur gouvernement, il y aurait une participation financière.» Il attend la même confirmation des autres partis, dont les libéraux qui, selon lui, sont encore à «raffiner leur position».

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Pénurie de main-d’œuvre

Pour M. Lehouillier, il est dommage que le dossier de la pénurie de main-d’œuvre semble avoir été mis à l’écart de la campagne. Il considère pourtant essentiel que les partis s’engagent à faciliter l’immigration pour combler les besoins en emploi. «C’est un thème un peu mis sur le paillasson alors que notre économie en dépend. Pourquoi les travailleurs saisonniers étrangers sont-ils permis seulement dans l’agriculture? Il y aurait des besoins dans d’autres secteurs comme le tourisme», illustre-t-il. 

«En plus, il est inutile de demander une étude d’impact pour savoir si un travailleur étranger vole la job à un Québécois. C’est le plein emploi. On est à 2,5 % de chômage. C’est quoi l’idée de demander ça», renchérit le maire, qui a annoncé plus tôt cette semaine la création d’un guichet unique pour aider les entreprises à combler leur besoin en main-d’œuvre.

Tout aussi important à ses yeux, le maire réclame que le Chantier Davie soit intégré dans la stratégie nationale de construction navale et obtienne sa part de contrats fédéraux. 

De façon plus générale, il demande également au futur gouvernement fédéral d’être davantage à «l’écoute des collectivités». Il prend en exemple l’aérodrome de Pintendre où la Ville a échoué en Cour suprême à faire cesser les activités de parachutisme bien que son règlement de zonage en interdise l’usage.

La ferme Chapais pour 1 $

Enfin, la Ville désire que le fédéral lui cède pour un 1 $ les 40 hectares de la ferme Chapais comme il l’a fait récemment en vendant à la Ville de Québec l’Espace 400e pour la somme symbolique de 1 $. M. Lehouillier voudrait y développer un projet de jardins communautaires, une zone événementielle et un centre de recherche et de développement.

Le maire ne pouvait dire, jeudi, si les chefs des partis le visiteront en cours de campagne. Chose certaine, il rencontrera chacun des candidats des circonscriptions qui touchent Lévis.