Émile Loranger

Le maire de L'Ancienne-Lorette embauche Nathalie Normandeau

Afin de trouver une solution à l'impasse de l'agglomération avec la Ville de Québec, le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a embauché comme consultante spéciale l'ancienne ministre des Affaires municipales sous Jean Charest, Nathalie Normandeau.
Mardi soir, le conseil municipal de L'Ancienne-Lorette a approuvé le contrat liant la Ville et Mme Normandeau, qui lui rapportera 250 $ l'heure, jusqu'à concurrence de 25 000 $.
«Il faut trouver une solution pour mieux faire fonctionner l'agglomération et je crois que Mme Normandeau sera en mesure de nous aider», a indiqué M. Loranger, lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil. «C'est une femme de solutions qui a une vaste expérience dans le domaine municipal, a-t-il ajouté. Avec un peu de volonté, je suis convaincu qu'on peut trouver une solution qui sera gagnante pour nous, pour Saint-Augustin-de-Desmaures et pour Québec.»
M. Loranger rappelle que Mme Normandeau était la ministre des Affaires municipales en 2009, quand les trois villes s'étaient entendues avec le gouvernement provincial sur un accord visant à régler le problème de l'agglomération.
Cinq ans plus tard, M. Loranger et son homologue de Saint-Augustin, Marcel Corriveau, continuent de clamer que leurs administrations paient beaucoup trop cher pour les services d'agglomération, dont la police et le Service de protection contre les incendies.
Commission Charbonneau
Le fait que le nom de Mme Normandeau ait fait surface dans des affidavits de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) n'inquiète pas le maire outre mesure. Celui-ci affirme par ailleurs que c'est lui qui a approché la libérale pour lui offrir ce mandat, qu'elle a accepté. «Je me rappelle quand elle a comparu à la commission Charbonneau, elle s'est très bien défendue, a affirmé M. Loranger. Dans ma tête, elle a toujours sa job de ministre. C'est ça qui compte à mes yeux.»
M. Loranger tend une perche au maire Régis Labeaume, afin de régler leurs différends en ce qui a trait à l'agglomération, qui est contrôlée par la Ville de Québec. «Regardez les impacts qu'a l'agglomération sur les finances de Saint-Augustin-de-Desmaures, a-t-il lancé. Et sur les nôtres. Il faut travailler sur des solutions, afin de mettre ce problème derrière nous et pour regarder vers l'avenir.»