Sylvain Legendre, copropriétaire du MacFly Bar Arcade, estimait que sa publicité constituait un clin d’œil à l’époque des pin-up girls et à la rentrée scolaire.

Le MacFly tourne la page sur la controverse entourant ses pubs

EXCLUSIF / Après une dernière mise en demeure, le MacFly Bar Arcade, à Québec, tourne la page sur la controverse entourant ses publicités «sexy» de la rentrée scolaire que d’autres avaient trouvé «sexistes».

Par le biais de son avocate, le bar a récemment fait parvenir une mise en demeure au Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques, qui l’avait blâmé pour «exploitation de la sexualité et illustration de la consommation de personnes mineures pour promouvoir l’établissement lors de sa soirée Back to school».

Arguant que le MacFly a fait l’objet d’un «traitement injuste» et que le blâme public peut nuire à long terme à sa réputation commerciale, le bar somme le Conseil de retirer publiquement la section du rapport annuel qui le concerne dans les 10 jours.

Le Conseil a répondu deux jours plus tard. Dans une lettre adressée à l’avocate du MacFly, le président du Conseil, Claude Béland, se défend d’avoir traité le bar injustement et invite le MacFly «à tourner la page et à regarder vers l’avenir».

Le copropriétaire du MacFly, Sylvain Legendre, n’a pas l’intention de poursuivre le Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques devant les tribunaux. «Ce serait trop dispendieux de le faire», dit-il. «Mais on continue de penser que c’est injuste.»

Par le biais d’une porte-parole, M. Béland a indiqué qu’il ne préférait pas commenter davantage et s’en remettait à sa lettre de réponse à la mise en demeure.

Buzz et polémique

Le copropriétaire du bar, M. Legendre, tourne ainsi la page sur une controverse qui avait créé une polémique sur les réseaux sociaux en août et en septembre et avait repris de plus belle avec la publication du rapport annuel du Conseil fin février.

Sur sa page Facebook, l’auteur et libraire Marie-Ève Sévigny avait entre autres estimé que le MacFly se servait «de pubs sexistes et dégradantes envers la femme» pour «s’attirer de la clientèle».

M. Legendre, lui, estimait que la publicité mettant en vedette une écolière portant une jupe carreautée, un chemisier décolleté et des bas aux genoux qui laissaient transparaître ses cuisses, constituait un clin d’œil à l’époque des pin-up girls et à la rentrée scolaire. «C’est sexy, ce n’est pas sexiste», disait-il.

Dans les semaines qui ont suivi la publication du rapport annuel du Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques, le trafic dans le bar et les évaluations positives sur la page Facebook ont bondi, se réjouit M. Legendre. «Ç’a créé vraiment un buzz pour nous», dit-il.