Byron Mikaloff, le guitariste des Lost Fingers, fait du déneigement en février pour donner un coup de main à son ami Gabriel Lemieux, de MRA Paysagistes, qui avait besoin de déneigeurs pour contrer la pénurie de main-d’œuvre.

Le guitariste des Lost Fingers déneigeur pour un mois

Les amateurs du groupe The Lost Fingers ont plus de chances de voir le guitariste Byron Mikaloff dans une déneigeuse que sur une scène, ces jours-ci.

Depuis le 7 février, M. Mikaloff travaille pour le service de déneigement de MRA Paysagistes, une entreprise de Québec. Pendant que les gens dorment, il passe la gratte et souffle la neige dans les entrées de leurs maisons, avant que les clients partent travailler. 

Comme la plupart des déneigeurs en cet hiver très enneigé, il travaille surtout de nuit et fait beaucoup de temps supplémentaire. 

En 20 jours, il a déjà affronté au moins trois tempêtes. C’est un métier difficile, reconnaît le musicien. Mais pour l’instant, il adore ça. 

Trip de Tonka

«C’est un genre de trip de Tonka toy, dit Byron Mikaloff. On revient à l’âge de quatre ou cinq ans avec ça. Sauf que c’est une grande responsabilité, ce sont quand même des machines très dangereuses.»

M. Mikaloff a pris ce boulot pour donner un coup de main à son ami Gabriel Lemieux, de MRA Paysagistes, qui avait besoin de déneigeurs pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. 

«Il a dit : “Byron, on manque de main-d’œuvre.” Moi, j’avais du temps libre, on faisait un show dans le mois de février, au Carnaval». En plus, le travail était «très payant». 


« C’est un genre de trip de Tonka toy. On revient à l’âge de quatre ou cinq ans avec ça. Sauf que c’est une grande responsabilité, ce sont quand même des machines très dangereuses. »
Byron Mikaloff

Lundi, lorsque Le Soleil l’a rencontré, le guitariste de jazz manouche déneigeait des entrées de Vanier après la plus récente tempête. Avec son entrain habituel, l’artiste racontait comment il avait été enguirlandé par un client le matin même dans un autre quartier. 

La lourde neige l’avait retardé d’une heure sur son horaire et, en arrivant dans une entrée, vers 8h, le propriétaire de la maison est sorti pour l’engueuler, parce qu’il n’était pas capable de sortir son véhicule de l’entrée. «Je me suis fait crier après comme si c’était ma faute!» dit Byron Mikaloff. «Il a sacré : “Vous étiez où, donc? Je paye pour ça!”»

Finalement, il l’a aidé à sortir de son stationnement avec ce que Canadian Tire appelle un «aide à la traction pliable» (traction aid). 

Pour apprendre à conduire la déneigeuse, Byron Mikaloff a fait une formation accélérée. Au début, il mettait le double du temps moyen pour déneiger un stationnement. Maintenant, il se débrouille pas mal pour un novice. 

Il a son petit rituel. Il met le chauffage dans la cabine de son Kubota, enlève son manteau et fait jouer du Rammstein, du Rage Against The Machine, du Pantera ou du Metallica dans le piton. 

L’amateur de motocross et de VTT ne se lasse pas de conduire sa machinerie lourde. Peut-être parce qu’il sait que ça ne durera qu’un mois, le temps que The Lost Fingers reprenne son rythme de travail habituel. 

En attendant, le musicien compte profiter du sentiment d’urgence qu’il ressent dans sa déneigeuse. «C’est comme une équipe tactique de militaires», illustre-t-il. «Hop, il y a une invasion, on a une tempête. Faut aller au front.»  

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La Capitale

100 ans et en pleine forme

Paul Reny conduit régulièrement sa voiture, il marche deux fois par jour et joue régulièrement au golf. Il est aussi équipé d’une mémoire phénoménale, il faut demander à ses proches!

M. Reny fête ses 100 ans cette année. Toute sa famille élargie et des amis ont voulu célébrer sa fête, mais aussi sa forme, au Domaine Cataraqui dimanche. Son épouse, ses frères et sœurs ainsi que ses trois enfants sont malheureusement tous décédés, il est le dernier survivant de sa famille proche. M. Reny a été le président de la Chambre de Commerce et fondateur de la première station de radio, à Chicoutimi. Il reste d’ailleurs impliqué dans l’Association des aînés de Sillery.  

La Capitale

Les guichets de retour dans le Vieux-Québec

Après un moment d’absence le temps d’un remplacement par des distributeurs nouvelle génération, les guichets automatiques sont de retour dans le Vieux-Québec.

Il y a une dizaine de jours, Le Soleil avait fait état de cette fermeture temporaire qui avait inquiété des utilisateurs des guichets restés après la fermeture en janvier de la caisse populaire située près de l’hôtel de ville. 

Les nouvelles machines étaient prévues pour le 20 septembre, voilà qu’elles sont apparues vendredi.

La Capitale

L'Ancienne-Lorette: un nouveau point de service et des milliers d'artefacts [VIDÉO]

Le nouveau point de service aux citoyens de L’Ancienne-Lorette est officiellement ouvert. Au terme de la construction, plus de 110 000 artéfacts ont été trouvés, ce qui permettra d’écrire quelques pages d’histoire de la communauté huronne-wendat, qui est à l’origine du développement de ces terres.

Le nouvel espace réunit l’ancien presbytère et un nouveau bâtiment moderne. Le projet représente un investissement global de 7,3 millions $, un dépassement de cout de seulement 6 % a été mentionné. 

En plus de la construction, une fouille archéologique a été réalisée avec l’implication des membres de la communauté huronne-wendat.

«On a sorti plusieurs artéfacts qui vont permettre de mieux cerner, de mieux connaitre ce qu’a été notre vie à cette époque-là. On a eu une vie collective. Tout ça s’est fait dans l’harmonie, a indiqué le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger. S’il n’y avait pas eu la nouvelle Lorette, il n’y aurait pas eu l’ancienne. Je pense qu’on a tout avantage à mousser cette collaboration de deux nations fondatrices du Québec.»

Les découvertes seront rapatriées à Wendake pour y être étudiées.

«On a besoin de ça, pour valoriser notre culture, nos valeurs et notre identité. C’est une grosse page d’histoire, c’est la page d’histoire qu’on a attendue depuis longtemps. Travailler ensemble, mais aussi avoir cette générosité-là de la part du conseil de ville de M. Loranger», a commenté le Grand Chef de la communauté, Konrad Sioui. 

La Capitale

Centrale de police: l'opposition critique l'improvisation du maire

Le report au printemps de la fermeture des postes de police de Charlesbourg et de La Haute-Saint-Charles donne des munitions à l’opposition à l’hôtel de ville. Elle y voit une énième preuve de l’improvisation qui règne dans le projet de la réorganisation policière.

«On est en train de répéter le même fiasco qui a mené à l’achat d’un nouveau terrain.» Le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, réagissait à la nouvelle de Radio-Canada selon laquelle la direction du service de police préférait le printemps prochain à cet automne pour rapatrier dans ses bureaux de Sainte-Foy et à la Centrale du parc Victoria les patrouilleurs des postes de La Haute-Saint-Charles et de Charlesbourg.

«On ferme les centrales locales, mais on n’a aucune idée des nouveaux services», renchérit le conseiller. En effet, la Ville de Québec n’a pas encore tenu son plénier sur l’évolution du projet de construction d’une nouvelle centrale qui connait des ratés depuis son annonce en 2016.

Le cout du projet qui était de 40 millions $ a grimpé à 72 millions $ à cause d’une mauvaise évaluation des couts. Ensuite, on apprenait que le premier terrain acquis était trop petit pour les besoins du service. Un imbroglio qui a mené à la démission du conseiller Jonatan Julien. Le maire de Québec a tenu son bras droit publiquement responsable de la situation. Depuis, Régis Labeaume a repris le dossier et un second terrain a été acheté près du boulevard Louis-XIV.

Explications exigées

«C’est ça les grands talents de gestionnaire de Régis Labeaume, a questionné le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin. Depuis qu’il a repris le dossier, il y a plus de confusion et d’improvisation dans le dossier.»

Le représentant de Québec 21 se questionne sur l’urgence de déménager les policiers dans une centrale déjà vétuste alors qu’il faudra les déménager une autre fois lorsque le nouveau quartier général sera construit en 2022. «Il doit sortir publiquement pour expliquer ce qui se passe», a-t-il martelé.

Aucun élu ne s’est présenté, mais le directeur adjoint du service de police, Jocelyn Bélanger, a rencontré la presse. Il a réaffirmé l’intention du service de mettre en place le plan de réorganisation. Il a aussi insisté sur le fait que le report au printemps pour déménager les patrouilleurs s’est fait d’un commun accord avec le syndicat.

Point de vue

Robert Lepage: «Le Soleil, c'est patrimonial» [VIDÉO]

Malgré l'effervescence entourant l'ouverture du Diamant, Robert Lepage a tenu à prendre quelques minutes de son temps pour partager l'importance que représente à ses yeux Le Soleil, et sa crainte qu'il disparaisse du paysage de la capitale. «On perdrait un joueur majeur», dit le créateur, qui évoque son passé de camelot mais surtout la capacité du journalisme à saisir l'esprit de son temps.

La Capitale

La rectrice de l'Université Laval lance un appel à sauver Le Soleil [VIDÉO]

«Très préoccupée», la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, demande au monde des affaires de venir en aide à la presse locale en difficulté.

«On est dans un horizon de temps très serré», a observé Mme D’Amours jeudi. La veille, le délai qu’il reste pour sauver le Groupe Capitales Médias auquel appartient Le Soleil avait été divulgué : le syndic se présentera devant un juge dans 47 jours afin de déposer les offres reçues pour la relance, s’il y en a.

«On n’est pas dans la recherche d’une solution scientifique», poursuit Mme D’Amours. «On est dans un moment serré.» 

Les penseurs de l’Université pourront certes être mis à contribution pour évaluer les modèles d’avenir pour les médias, dit-elle. Mais il faudra avant éviter leur naufrage. «J’appelle tous ceux qui ont la capacité de donner de l’air, de donner le temps, de le faire. […] Tous ceux qui sont dans l’univers économique et qui peuvent appuyer nos médias, nos médias régionaux.»

«On a besoin de cette présence médiatique régionale», insiste la rectrice. «Chez nous, à Québec, on en a besoin, c’est nécessaire.»

«Oui je suis très préoccupée et je souhaite qu’on maintienne au Québec des communications de proximité régionales diversifiées. C’est nécessaire pour la démocratie.»

«Du point de vue de la connaissance — parce que ça, c’est mon domaine —, il faut qu’on puisse partager les faits, la connaissance. Le travail journalistique est fondamental et il s’actualise, il se définit dans chaque région du monde.»

Affaires

La Ville de Québec et Énergir signent un contrat de 100 M$

La Ville de Québec a scellé une entente de 100 millions $ sur 20 ans pour la vente du gaz naturel produit par la future usine de biométhanisation.

L’idée de rentabiliser le gaz naturel issu de la biométhanisation ne date pas d’hier. La première mouture de l’usine qui sera construit d’ici 2022 dans le secteur Limoilou prévoyait la vente de gaz à Énergir (autrefois Gaz Métro) pour une valeur de 20 millions $ sur 20 ans.

L’amélioration du procédé de biométhanisation permet d’augmenter de 50 % la production de gaz naturel, ainsi donc d’augmenter la valeur du contrat. Par le fait même, la Ville efface une partie de la hausse d’exploitation liée à la bonification du projet, dont le prix d’implantation passe de 124,5 à 190 millions $. Le coût passe de 11,4 $ à 7,2 millions $, une diminution de 4,2 millions $ par an.

Le montant de 100 millions $ annoncé est basé sur une capacité maximale de production, ce qui n’est pas encore gagné. «C’est une estimation de ce qu’on pourrait vendre à Énergir», explique le maire de Québec, Régis Labeaume. Notre défi est de convaincre les citoyens d’utiliser leur bac brun et d’avoir assez de matériel pour être en capacité maximale de production», ajoute-t-il.

«À pleine capacité, c’est 10 millions de mètres de cube (de gaz) renouvelable par année produit, précise Carl Desharnais du service des projets industriels et de la valorisation à la Ville de Québec. C’est l’équivalent en réduction de gaz à effet de serre au retrait de 4000 à 5000 voitures par année sur les routes.»

Environ moitié de la capacité de production, 96 000 tonnes, provient de la bioméhtanisation des boues municipales provenant des usines de traitement d’eau. L’autre moitié, estimée à 86 000 tonne, provient des résidus alimentaires. C’est là que la Ville devra investir pour convaincre les citoyens de participer.

La présidente et chef de la direction d’Énergir, Sophie Brochu, était visiblement heureuse de cette entente. «La biométhanisation existe en Europe depuis longtemps. L’électricité, c’est extraordinaire, mais ça ne fait pas tout. On a besoin de toutes les formes d’énergie renouvelable», mentionne celle qui y voit l’émergence d’une nouvelle filière. Selon elle, cet achat de gaz naturel renouvelable cadre avec les exigences gouvernementales de développer des énergies plus vertes.

La Capitale

Le maire de Lévis présente sa liste d’épicerie

Appui au troisième lien, pérennité du pont de Québec, facilitation de l’immigration. Le maire de Lévis a fait connaître les engagements qu’il souhaite obtenir des partis politiques à l’élection fédérale du 21 octobre.

Gilles Lehouillier a détaillé jeudi les six principaux items de sa liste d’épicerie. Des demandes qui s’adressent autant aux candidats des circonscriptions de Lévis–Lotbinière et de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis qu’aux chefs des partis. Pour le maire, les dossiers d’infrastructures et d’emploi sont au cœur des requêtes.

M. Lehouillier souhaite que tous les partis s’engagent à acquérir le pont de Québec et obligent le CN à payer une partie du coût de la peinture. «Pour nous, c’est le scénario idéal. On espère plus que seulement se cacher derrière un médiateur», a-t-il lancé, concernant la nomination par les libéraux avant l’élection d’un médiateur pour négocier avec le CN.

Le maire réclame aussi des fédéraux de se compromettre dans le dossier du troisième lien, qu’il appelle maintenant le projet de tunnel Québec-Lévis. «Jusqu’à présent, nous savons que le Parti conservateur a acheminé à François Legault une lettre disant qu’après l’élection de leur gouvernement, il y aurait une participation financière.» Il attend la même confirmation des autres partis, dont les libéraux qui, selon lui, sont encore à «raffiner leur position».

La Capitale

Des proprios Airbnb de Québec contestent leurs amendes

EXCLUSIF / Des propriétaires poursuivis par la Ville de Québec pour avoir loué des appartements sur Airbnb se sont regroupés pour riposter en cour municipale, mercredi. Ils soutiennent notamment qu’une annonce ne suffit pas à prouver que des touristes ont été hébergés illégalement.

D’habitude, les propriétaires épinglés par la Ville se défendent individuellement. Mais cette fois, trois personnes et deux entreprises contestent ensemble 18 constats d’infraction qui totalisent 22 000 $ (une contravention coûte 1000 $ pour un individu et 2000 $ pour une entreprise). 

Mercredi matin, dans une salle de cour de Charlesbourg, l’avocate qui représente les défendeurs, Me Myriam Asselin, s’est notamment attaquée à la légalité du règlement municipal qui interdit aux propriétaires d’offrir une résidence touristique dans les endroits où le zonage ne le permet pas.

«Si on a gain de cause, la Ville pourrait devoir modifier son règlement de zonage et revoir toute sa façon de faire en matière d’inspection pour les usages de résidence de tourisme», a souligné Me Asselin, du cabinet Tremblay Bois avocats, en marge du procès. 

La Ville et la défense ont accepté que le sort d’une des infractions reprochées à un des propriétaires soit applicable aux 18 constats.

«dossier type» 

Le «dossier type» retenu est celui de François-Xavier Ratté, qui possède entre autres un immeuble sur la rue Hermine, dans le quartier Saint-Sauveur. M. Ratté a reçu une contravention pour avoir, le 29 janvier 2018, loué illégalement un appartement à des touristes. 

Le zonage prévu dans le secteur de son immeuble interdit effectivement les «résidences de tourisme», qui comprennent les établissements qui «offrent de manière publique, pour une période n’excédant pas 31 jours, une ou des unités d’hébergement en location à des touristes».

La défense ne conteste pas que M. Ratté ait fait une offre de location de moins de 31 jours. Mais Me Asselin a fait valoir que la Ville outrepasse ses pouvoirs en régissant l’offre (les annonces), alors qu’elle est censée régir l’usage (la location). 

Recherche et visite

La défense demande donc que la Ville ne puisse pas s’appuyer sur son règlement pour poursuivre François-Xavier Ratté et ses codéfendeurs, Mathieu Champagne, Vincent Clément-Gratton, le Groupe Serein immobilier et une compagnie à numéro. 

À défaut de l’être, la Cour devrait «minimalement conclure» que la preuve présentée par la poursuite ne démontre pas hors de tout doute raisonnable que les propriétaires qui ont mis une annonce Airbnb ont effectivement loué un logement à des touristes, soutient la défense. 

La Ville admet que ses inspecteurs bâtissent leur preuve contre les propriétaires en vérifiant les annonces sur Internet dans un premier temps. Puis, lors d’une visite postérieure, ils prennent des photos dans l’immeuble pour s’assurer que l’annonce correspond à l’unité d’hébergement. Les inspecteurs ne constatent pas la présence de touristes sur place à la date de l’infraction reprochée. Et la Ville ne fait pas témoigner les voisins en cour. 

«On tourne en rond»

Mais pour la procureure de la Ville de Québec, Évelyne Julien, la municipalité n’a pas à faire la démonstration qu’il y a eu une location effective. 

L’annonce de François-Xavier Ratté prouvait amplement sa culpabilité, a-t-elle fait valoir. Son calendrier de location était complètement ouvert pendant trois mois, a-t-elle noté. 

«Il n’y a pas d’autre usage qui est fait dans cet établissement que Airbnb», a dit Me Julien. «La défense n’a présenté aucune preuve qu’il y avait un autre usage», a-t-elle ajouté. «On tourne en rond.»

La juge Sabrina Grand se penchera sur les arguments de deux parties et rendra son jugement le 4 novembre

La Capitale

Démolition de la maison Pasquier: la ministre Roy n’interviendra pas

La ministre de la Culture Nathalie Roy n’interviendra pas pour empêcher la démolition de la Maison Pasquier. La Ville de Québec a accordé un permis de démolition pour cette résidence du secteur Neufchâtel à Québec, qui a environ 300 ans et dont la valeur patrimoniale est cotée «bonne».

«Cette maison-là, la mesure de protection dont elle pourrait jouir relève directement du municipal. C’est à la Ville de Québec de citer cette maison-là et de la protéger. Si la Ville de Québec l’avait fait, j’aurais pu lui donner 20 % pour les rénovations. La Ville n’a pas pris ses responsabilités», a déploré Mme Roy mercredi. 

Le sort réservé à cette maison, d’abord révélé par Québec Hebdo, inquiète Action patrimoine, qui considère que cette résidence est un témoin architectural de la Nouvelle-France.

Dans les pages du journal Le Devoir mercredi, de nombreux organismes liés à l’histoire et au patrimoine ont dénoncé le sort qui est réservé à cette résidence, habitée par la même famille pendant huit générations. 

Le cabinet de la ministre Roy précise que le rôle du ministère de la Culture est de «veiller à la protection des biens présentant un intérêt patrimonial à l’échelle nationale». La protection du patrimoine qui est d’intérêt local et régional est la responsabilité des municipalités, fait-on valoir. 

David O’Brien, porte-parole de la Ville de Québec, explique que la valeur patrimoniale de la Maison Pasquier n’était pas suffisante pour qu’elle soit protégée. «Dans sa Vision du patrimoine, la Ville s’est engagée à protéger les bâtiments présentant une valeur patrimoniale supérieure ou exceptionnelle. […] Or, la valeur patrimoniale de la Maison Pasquier n’était pas au classement supérieur ou exceptionnel, principalement à cause de son état d’authenticité et des différents travaux réalisés dans le passé», réagit-il par courriel. 

M. O’Brien ajoute que cette maison a «perdu tous ses éléments extérieurs d’origine au fil des ans : revêtement de toiture et de murs, portes et fenêtres, son ornementation et ses éléments en saillie». Ainsi, la Ville ne pouvait refuser la demande de démolition déposée par son propriétaire en août. 

La Ville de Québec poursuit la mise à jour de ses inventaires du patrimoine bâti en concentrant ses efforts sur les bâtiments qui ont le plus de valeur patrimoniale. M. O’Brien indique de plusieurs autres maisons situées dans le secteur de la Maison Pasquier datent de la même période et ont une valeur patrimoniale supérieure ou exceptionnelle. 

Il cite en exemple la Maison Allard, la Maison L’Heureux-Auclair et la Maison du Meunier. 

La Capitale

Le site d'injection supervisée s'établirait près du parc Victoria

EXCLUSIF / Le choix du site des futurs services d’injection supervisée (SIS) de Québec serait pour ainsi dire arrêté. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale se dirigerait davantage vers le terrain bordé par les rues Saint-Anselme, Caron et Prince-Édouard, près du parc Victoria, que vers celui situé à l’angle des rues Sainte-Marguerite et Monseigneur-Gauvreau, près des bretelles Dufferin-Montmorency, a appris Le Soleil.

Selon nos informations, que le CIUSSS de la Capitale-Nationale ne confirme pas, les SIS verraient le jour dans un bâtiment neuf qui serait érigé sur un terrain appartenant au CIUSSS et qui sert actuellement de stationnement pour les employés de l’établissement.

Ce terrain se trouve à mi-chemin entre les quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur, juste en face de l’Hôpital général de Québec, qui abrite maintenant un CHSLD. Il est également situé à deux pas du parc Victoria et de la centrale de police, voisin du commerce de meubles MA (Mobilier actuel), qui doit déménager (l’immeuble de MA est actuellement à vendre).     

L’organisme Point de repères, dont les locaux se trouvent déjà dans le secteur, sur Dorchester, pourrait déménager dans le nouveau bâtiment. Celui-ci abriterait aussi d’autres services de proximité reliés aux besoins des personnes utilisatrices de drogues par injection (UDI), selon ce qu’il a été possible d’apprendre. 

Le CIUSSS ne confirmant pas nos informations, il n’a pas été possible de connaître les coûts et les détails du projet, qui ne verrait pas le jour avant au moins deux ans. En attendant, un site d’injection supervisée temporaire pourrait être mis en place, nous a-t-on confié. Les personnes UDI pourraient donc être accueillies dans une roulotte installée sur le terrain du CIUSSS au cours de la prochaine année.

Au départ, le CIUSSS de la Capitale-Nationale devait installer les services d’injection supervisée plus à l’est, à l’angle des rues Sainte-Marguerite et Monseigneur-Gauvreau, près des bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency. Ce choix avait soulevé les critiques de commerçants et de résidents du secteur, qui craignaient notamment la hausse du trafic de drogue et des rencontres plus fréquentes avec des personnes UDI.

Le «meilleur choix»

Selon le directeur général de Point de repères, Mario Gagnon, qui n’avait toujours pas reçu une confirmation des informations obtenues par Le Soleil, ce choix demeure le meilleur pour les utilisateurs de drogue par intraveineuse. 

«On espère que ça soit à cet endroit. Quand on a fait l’analyse des 23 sites potentiels, on leur a dit que c’était là qu’on voulait aller. Pour l’acceptabilité sociale et pour l’emplacement, on pense que c’est l’endroit idéal», explique-t-il.

Il rappelle que le précédent site près des bretelles rencontrait en fin de compte des problèmes techniques, principalement à cause de l’étroitesse des lieux. Il semble que l’endroit n’aurait pu contenir un bâtiment suffisamment grand pour offrir l’ensemble des services.

M. Gagnon a bien hâte de voir ce dossier réglé afin d’être mieux outillé pour venir en aide aux toxicomanes. Selon lui, il devient de plus en plus urgent d’aller de l’avant avec ce projet. «Ça fait 11 ans qu’on y travaille. Aujourd’hui, c’est pire que jamais. C’est l’été le plus rough en terme de besoins. On donne de la naloxone [arrête temporairement l’effet des opioïdes en cas de surdose] à tour de bras. Il y a de nouveaux produits sur le marché toujours plus forts. On en a plein les bras et les travailleurs de rue sont débordés», conclut-il.  Avec Jean-François Néron

La Capitale

Coup de grâce à la tour de l’église Saint-Cœur-de-Marie

La démolition de l’église Saint-Cœur-de-Marie s’accélère sur Grande Allée alors que des travaux étaient concentrés sur la tour du bâtiment dont la démolition a été amorcée fin juin.

La démolition s’est poursuivie à l’intérieur au cours de l’été. Ouverte en 1920, cette église, qui se distinguait par son style néo-byzantine, a été fermée au culte en 1997.

La Capitale

Pari gagné pour le Grand Marché [VIDÉO]

Malgré le scepticisme et les craintes, il semble que c’est un pari gagné pour le Grand Marché de Québec à ExpoCité. Après un premier été d’activités, le chiffre d’affaires est en hausse pour une majorité de marchands.

«Certain que je suis content», le propriétaire de So-Cho, le saucissier, répond sans détour. «S’il y a quelqu’un pour qui ça ne marche pas, c’est qu’il a un problème avec son service ou son produit. En juillet et en août, j’ai fait en 14 jours un chiffre d’affaires que je faisais en un mois au marché du Vieux-Port», raconte Guillaume Saint-Cyr.

La Capitale

Du vandalisme anticycliste à Limoilou?

Un acte de vandalisme a été commis contre un compteur à vélo sur une bande cyclable du quartier Limoilou. La Table de concertation vélo des conseils de quartier y voit le signe d’une certaine tension entre les cyclistes et leurs détracteurs.

La semaine dernière, les tubes de ce compteur situé sur la 3e Avenue, à l’angle de la 13e Rue, ont été volontairement sectionnés. «La Ville dénonce cet acte de vandalisme», dit son porte-parole, David O’Brien.

La Capitale

D’autres assemblées publiques pour le tramway à l’automne

La Ville de Québec prépare une série d’assemblées publiques pour l’automne avec la promesse de fournir de nouvelles informations à la population sur l’implantation du réseau structurant de transport en commun.

«On travaille à planifier ça», a confirmé mardi le maire Régis Labeaume, en marge d’une conférence de presse. On peut imaginer que ces soirées seront courues si on tient compte du fait que plusieurs citoyens sont restés sur leur faim lors des trois premières tenues en juin.

Depuis l’annonce du projet en mai 2018, plusieurs ont accusé la Ville de ne pas fournir suffisamment d’information, d’où les nombreuses craintes exprimées en début d’été.

«On a travaillé fort cet été. Plusieurs études vont sortir. Quand on sera sûr que c’est final, on va aller présenter ça», promet le maire. Il fait notamment référence à l’étude sur le bruit et les vibrations émis par le tramway et celle très attendue qui doit venir valider le choix d’un tramway sur celui d’un métro ou tout autre mode de transport, comme l’a exigée le ministère de l’Environnement pour répondre aux préoccupations citoyennes lors de consultations publiques tenues en début d’année. 

La Capitale

Villa Livernois: la Ville se défend d’être négligente

La Ville de Québec se défend d’avoir été négligente après l’incendie qui a ravagé dimanche la Villa Livernois, un bâtiment patrimonial en décrépitude que plusieurs rêvaient de voir préserver.

La résidence datant de 1905, qui a appartenu au photographe et homme d’affaires aisé Jules-Ernest Livernois, avait obtenu de la Ville de Québec le statut de maison patrimoniale de valeur supérieure. 

À LIRE AUSSI: Incendie majeur à la Villa Livernois: la Ville taxée de négligence

À la suite de l’incendie, des membres du groupe Facebook pour sauver la Maison Livernois ont tôt fait de pointer la Ville comme responsable de la détérioration du bâtiment et de sa destruction par les flammes.

La conseillère Marie-Josée Savard, responsable de l’aménagement du territoire, rappelle que la Ville a fait 25 inspections en deux ans. Elle a émis plusieurs avis en plus de trois constats d’infraction.

Pour sa part, le maire de Québec indique que la Ville manque encore d’outils pour préserver les bâtiments patrimoniaux. «Bien facile de dire que c’est la faute à la Ville. Tous les moyens ont été utilisés avec le pouvoir qu’on possède. Le droit le plus protégé après celui des personnes, c’est celui de la propriété privée. On aimerait avoir le droit d’imposer des choses aux propriétaires du genre une obligation de la remettre à niveau lorsque tu l’achètes.» 

Depuis 2015, la Villa Livernois du boulevard Masson était laissée à l’abandon, les portes et fenêtres étaient d’ailleurs placardées. L’année suivante, elle faisait l’objet d’une vente pour défaut de paiement de taxes.

L’incendie qui s’est déclaré dimanche est d’autant plus malheureux que deux promoteurs, Maryse Laurendeau et Bernard Poitras, avaient fait connaître en juin un projet de construction d’une quarantaine de logements qui aurait intégré la Villa Livernois, en y aménageant trois logements reliés par une passerelle au reste du complexe projeté.  

La Capitale

Les commerçants de la route de l’Église seront indemnisés

La Ville de Québec mettra finalement sur pied un programme de compensation pour les entreprises affectées par la réalisation de grands travaux, incluant ceux subis par les commerçants de la route de l’Église.

Le programme annoncé, que le maire de Québec appelle pour l’instant une «intention politique», touchera principalement les entreprises de commerce de détail, d’hébergement, de restauration, de divertissement et certains services comme les salons de coiffure et les entreprises de location d’équipements divers, par exemple la location d’outils.

Les entreprises admissibles devront se situer dans un périmètre de 200 mètres de la zone de travaux. Ces travaux devront être d’une durée minimale de quatre mois consécutifs pour des travaux souterrains et de six mois consécutifs pour des travaux de surface. Dans chaque cas, ils doivent engendrer une entrave à la circulation, a expliqué Régis Labeaume. 

La Ville a élaboré ce programme en analysant les initiatives de 13 villes en Europe et en Amérique du Nord, dont Montréal.

Les commerçants admissibles auront droit à un premier versement forfaitaire de 5000 $ au début des travaux. Par la suite, ils devront fournir une preuve de pertes financières sur le bénéfice brut. La Ville remboursera les pertes supérieures au quinzième de pourcentage, jusqu’à un maximum de 30 000 $ pour l’aide totale annuelle.

«L’idée est que les commerçants peuvent subir une baisse d’achalandage, donc du chiffre d’affaires. Je ne pense pas que quelqu’un passe devant l’Industrie Alliance en disant : “Je vais arrêter m’acheter une petite police”», a imagé le maire pour décrire les limites du programme. De même, les commerces des centres commerciaux qui disposent de plusieurs voies routières ne seront pas admissibles. Tout comme ceux qui ont moins d’une année d’existence.

Le programme annoncé touche les travaux en cours, d’où la décision de rendre admissibles les commerçants de la route de l’Église. Il s’appliquera aussi aux travaux du réseau structurant de transport en commun pour les tracés du tramway et du trambus.

«Nous estimons chaque année devoir débourser 5 millions $ en compensation pendant la période d’implantation du réseau», commente le maire Labeaume.

Commerçants satisfaits

Le directeur général du restaurant Portofino, Bertrand de l’Épinay, s’est montré heureux de cette avancée même s’il s’agit d’une indemnisation partielle. 

«C’est loin de couvrir la totalité des pertes. Nous, on a perdu entre 90 000 $ et 100 000 $ depuis avril. Mais c’est une belle victoire. Je suis content. La plupart des commerçants seront contents.»

Les représentants des Sociétés de développement commercial (SDC) étaient présents pour l’annonce. Eux aussi se montrent satisfaits. «Je pense que c’est un programme qui a des améliorations par rapport à celui de Montréal. Déjà avec le 5000 $ attribué au début des travaux, c’est un atout majeur», soutient Jean-Pierre Bédard, directeur général de la SDC Montcalm. De plus, il se réjouit que les SDC vont obtenir un budget d’atténuation des travaux de 30 000 $, notamment pour faire de la promotion.

«Ce sont des mesures d’atténuation qui peuvent être mises en place autant avant, pendant, qu’après les travaux pour inviter les gens à venir nous voir», renchérit Jacques André Pérusse, directeur général de la SDC Vieux-Québec, qui aurait aimé disposer d’un tel budget pendant la réfection des travaux des trottoirs de la rue Saint-Jean l’été dernier.

Revirement de situation

Lors du conseil municipal qui a suivi l’annonce, l’opposition officielle s’est donné le crédit de la mise en place de ce programme, arguant avoir maintenu une pression politique. Le conseiller de Québec 21, Patrick Paquet, pense que l’Équipe Labeaume a fait preuve d’improvisation après avoir refusé d’indemniser les commerçants en milieu d’été. Le conseiller du district du Plateau, Rémy Normand, avait froidement accueilli les commerçants qui se plaignaient des travaux en répliquant que les baisses de revenus dépendaient peut-être de la façon dont ils menaient leurs affaires.

Le dossier des compensations est né pendant la saison chaude avec les travaux de transformation majeurs de 13,6 millions $ de la route de l’Église entre le chemin des Quatre Bourgeois et le boulevard Hochelaga.

Les difficultés des commerçants du secteur ont été mises au jour le 19 juillet, quand le propriétaire du Shack, Mathieu Girard, annonçait sur Facebook qu’il mettait la clef sous la porte à cause des travaux.

En revenant des vacances, le maire Labeaume avait confirmé que son administration avait commencé une réflexion sur le sujet.

La Capitale

1,2 million $ pour l’ancien terrain de Gailuron [VIDÉO]

La Ville de Québec s’est portée acquéreur pour 1,2 million $ du terrain de l’ancienne boulangerie Gailuron de l’avenue Royale à Beauport pour mieux encadrer le développement résidentiel.

Le maire Régis Labeaume a confirmé que son administration avait conclu la transaction avec Canada Bread Company qui a déménagé sa fabrication de petits pains en 2017 à l’usine Vincent-Massey dans le parc Industriel Saint-Malo. 

«Depuis le déménagement, aucune proposition de développement ne cadrait dans ce secteur patrimonial», a fait savoir le maire Régis Labeaume. Le conseiller du district Robert-Giffard, Jérémie Ernould, précise que la Ville souhaite y voir lever des maisons unifamiliales et des jumelés. Le terrain de 172 000 pieds carrés pourrait accueillir entre 70 et 80 unités. Il a été acquis 800 000 $ sous la valeur de l’évaluation municipale.

Le souci du conseiller est de ramener de jeunes familles et revitaliser ce secteur où la population vieillissante présente un profil économique un peu sous la moyenne. 

L’acquisition permettra surtout à la Ville d’orienter le travail d’un futur promoteur. Le projet final déposé devra respecter les critères de mise en valeur architecturale de la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec du ministère de la Culture. 

Enfin, la Ville espère préserver la Maison Salaberry-Juchereau-Duchesnay qui se trouve sur le site. Cette résidence de 1810 a une valeur patrimoniale jugée supérieure. 

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Casino privé à Québec: «Je trouve ça dangereux», dit Labeaume [VIDÉO]

«Je le souhaite du fond de mon cœur que ça n’arrive pas. Je trouve ça dangereux. Je trouve ça inutile.»

Le maire Régis Labeaume promet une farouche opposition à tout projet de casino privé de la nation huronne-wendat. Il a précisé sa pensée lundi sur les raisons de ses craintes même si vendredi, le grand chef Konrad Sioui réfutait l’information parue le matin même selon laquelle il voudrait construire un casino à Sainte-Foy, advenant que le fédéral lui cède les terrains vacants de la Défense nationale sur le boulevard Hochelaga.

«Depuis le début, j’anticipe ce problème potentiel là, reconnaît le maire. Konrad est très intègre, mais je ne connais pas les suivants [ses successeurs]. Je ne suis pas sûr. Je ne suis plus sûr. S’il y a un prochain chef, qu’est-ce qu’il va penser? On n’a pas le goût de prendre de chance. La meilleure garantie que ça n’existe pas c’est de mettre la main dessus», indique celui dont l’administration convoite aussi les terrains.

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Méga Relais de madame Labriski: courir ensemble pour renforcer l’esprit d’équipe au travail

Les employés de Duvaltex vous le diront, 287 km et 24h à courir en gang, ça renforce l’esprit d’équipe et les relations interpersonnelles.

Pas moins de 45 employés ont relevé le défi, tous supervisés par l’un des leurs, Érik Lévesque. Ils se sont entraînés pendant plusieurs mois pour le Méga Relais de Madame Labriski. Cette édition n’a d’ailleurs pas été facile, les coureurs ont eu droit à beaucoup de pluie.

«J’encourage toutes les compagnies à faire de même, c’est vraiment bénéfique pour les employés», indique un participant, André Poulin.

L’entreprise avait ajusté l’horaire de travail pour les entraînements du groupe.  

«Les entraînements ont vraiment changé la dynamique. On est dans différents départements, ça nous fait mieux nous connaître. On se parle de la course, on se donne des conseils et on s’encourage», ajoute Sandy Noonan.

Eux et plusieurs d’autres viennent tout juste de se mettre à la course. En plus de vivre une expérience nouvelle et stimulante, ils ont intégré de bonnes habitudes de vie à leur quotidien. 

«Dans le dernier bout, on s’est vraiment rendu compte qu’individuellement on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. Tous les liens qu’on a bâtis, qui sont autres que professionnels, sont extraordinaires», partage Joëlle Belley.

Méga édition

L’activité permet d’amasser des fonds pour Fillactive dont la mission est d’amener les adolescentes à être actives toute la vie. Madame Labriski pourra remettre plus de 50 000 $ à cette cause, l’objectif était de 25 000 $. L’an dernier, à sa deuxième édition, l’événement avait amassé que 8000 $, ce qui représente une augmentation des dons et de la participation considérable. 

Mériane Labrie, celle derrière Madame Labriski, était très satisfaite de son événement.

«On est excessivement contents, c’est l’édition la plus solide. Tout a fonctionné, tout a roulé. Malgré la pluie d’hier, tout était parfait. C’est tellement une expérience incroyable. C’est vraiment une course pour consolider un esprit d’équipe». Elle se dit motivée pour les années prochaines. 

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La SPA de Québec rassemble plusieurs pitous dans Sainte-Foy

Plusieurs chiens et leur maître se sont rassemblés à la base de plein air Sainte-Foy dimanche, pour la marche canine organisée par la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec.

Quelque 500 personnes sont venues profiter de l’activité, on y a vu des chiens de toutes les races. 

Cette année, l’accès aux activités était gratuit, mais certains services et produits du site étaient payants. Un concept inversé à celui des autres années. La SPA souhaite amasser des fonds qui l’aideront à prendre soin des animaux, tous les profits de cette activité sont donc remis à cette cause. Il était trop tôt pour déterminer le montant exact qui a été amassé, mais le président de la SPA, Félix Tremblay, a indiqué qu’il s’agissait d’une très bonne édition.  

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Grand rendez-vous policier

Après la journée des pompiers la semaine dernière, c’était au tour des policiers d’en mettre plein la vue dimanche.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) organisait plusieurs activités pour les familles sur la place Jean-Béliveau. La journée se veut une occasion pour le corps policier de se rapprocher de la population dans un cadre festif. Les unités spécialisées étaient aussi sur place afin d’expliquer plus précisément en quoi consiste leur travail. Véhicules blindés, camions cinémomètre, motos et VTT ont assurément volé la vedette, plusieurs enfants ont pu voir les machines de plus près. L’équipe de basketball du SPVQ était aussi sur place pour faire quelques paniers avec les visiteurs sportifs. 

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Feu vert pour le cimetière musulman à Québec

La communauté musulmane de Québec aura finalement son cimetière. Après deux ans de discussions, le ministère de l’Environnement donne le feu vert.

Le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) a officiellement reçu jeudi l’autorisation d’utiliser le terrain vendu par la Ville de Québec en 2017 pour aménager son cimetière.

«C’est un grand “ouf” pour nous. Ce sont deux ans de démarches, c’est fort complexe quand on touche au sol. Nous nous sommes plusieurs fois réunis avec le ministère pour bien comprendre les détails et les aspects techniques concernant le sol, la nappe phréatique et la gestion», exprime Boufeldja Benabdallah, cofondateur et président du CCIQ.  

Les documents présentés par M. Benabdallah et son équipe devaient répondre à tous les critères de Loi sur la qualité de l'environnement. Il fallait entre autres respecter la profondeur à laquelle les dépouilles seraient mises en terre.

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Une soirée à la Bob Bissonnette

Il y avait foule au Stade Canac vendredi soir pour la présentation du film sur la vie de Roberto «Bob» Bissonnette. Plus de 6000 personnes sont venues rire, chanter et pleurer.

Bob Bissonnette : Rockstar. Pis pas à peu près. était diffusé pour la première fois devant public à la place d’Youville vendredi soir. Plus de 1000 personnes étaient présentes. Devant la popularité de l’événement, l’équipe derrière le long-métrage avait organisé une autre diffusion au Stade Canac, les billets offerts au coût de 10 $ se sont vendus dans le temps de le dire. La file pour entrer au stade était déjà très longue vers 18h. 

Famille, amis de loin ou de proche et les «fans crinqués» du chanteur et ancien hockeyeur se sont donc rassemblés pour une soirée spéciale en son honneur. Bob Bissonnette a perdu la vie dans un tragique accident d’hélicoptère au Nouveau-Brunswick en 2016. Il avait 35 ans. 

«C’est unique comme sentiment. On est 6000 à se retrouver pour chanter du karaoké, à écouter un film dehors. C’est Bob Bissonnette, c’est la même énergie. Merci d’être ici ce soir. Bob me disait : “Pat, les gens qui viennent voir mes shows, c’est pas des fans, c’est des crinqués”. Il était fier de ça. Vous faisiez partie de son équipe. On le voit encore, vous êtes malades», a exprimé le frère du chanteur, Patrick Bissonnette, avant le début du documentaire de Bruno Lachance.

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Que deviendra L’Hôtel-Dieu?

L’avenir de L’Hôtel-Dieu de Québec se précise. L’hôpital, qui sera déserté après la fusion de ses activités avec l’Enfant-Jésus, abritera finalement une pléiade d’équipes de soins, de recherche et d’enseignement. Beaucoup de travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux déménageront dans le Vieux-Québec. Découvrez lesquels.

Voilà quelques années que l’État québécois se demande quoi faire des bâtiments abandonnés au profit du mégahôpital de 1,9 milliard $ en construction dans Limoilou. Le départ de toutes les spécialités médicales du quartier historique vers les installations neuves créera un grand vide.

La recherche d’une vocation future pour L’Hôtel-Dieu aura été plus longue qu’annoncée. Mais, en entrevue avec Le Soleil, une porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, Mélanie Otis, évoque maintenant le dépôt du plan sur le bureau de la ministre de la Santé «début 2020». 

La réflexion est donc avancée. Assez pour que le CIUSSS lève aujourd’hui le voile sur «les grandes lignes», sur le «canevas». Assez avancée aussi pour que Mme Otis évoque une arrivée progressive des nouveaux occupants entre 2022 et 2026.

Volet 1

Les premiers arrivés logeront sous l’enseigne du «volet 1» du projet, un «pôle de recherche et d’enseignement» en santé, note Mme Otis. «Ça regroupe des équipes hyper diversifiées.»

Qui? Des employés de ces organisations devraient déménager dans le Vieux-Québec : l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la Direction régionale de santé publique, le centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), le centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHU), le Centre de recherche sur les soins et services de première ligne de l’Université Laval, le Département de médecine sociale et préventive, le Centre d’excellence sur le vieillissement de Québec, l’Alliance santé Québec et la Direction de santé publique du Nunavik.

«On les regroupe en un seul site», explique Mélanie Otis. «On fait des travaux en ce sens-là en ce moment. L’idée est de regrouper ces expertises-là dans un même lieu.»

Pour ceux qui douteraient, notre interlocutrice insiste : la «volonté de se regrouper» est «ferme».

Les travaux vont bon train. «L’échéance pour le volet 1 tourne autour de 2022.»

Les comités formés pour la renaissance de L’Hôtel-Dieu évaluent déjà le nombre de pieds carrés à octroyer aux partenaires. Et où chacun aimerait s’installer dans les bâtiments de l’hôpital. «On est à faire cette réflexion-là. On regarde avec eux leurs besoins.»

«L’idée c’est […] de faire en sorte d’avoir vraiment un centre d’excellence, où tous ces gens-là travailleraient dans leurs espaces respectifs, mais dans un lieu qui est commun.»

Il reste des ficelles à attacher, prévient néanmoins Mélanie Otis. «[Mais] il y aura assurément un regroupement de chercheurs et d’enseignants à cet endroit pour vraiment créer une synergie et un pôle de recherche.»

Volet 2

«Il va y avoir des services médicaux, des services de soins infirmiers», poursuit Mme Otis, mettant le pied dans le second volet du projet de conversion. Cela avait été évoqué. C’est confirmé : il y aura une clinique à vocation régionale à L’Hôtel-Dieu.

Il y aura cependant une gamme de soins bien plus étendue.

Mme Otis se lance dans une énumération de services qui devraient être offerts dans le Vieux-Québec.

Fort probablement une clinique en santé sexuelle, commence-t-elle. Assurément une en santé mentale, notamment pour les jeunes de 12 à 25 ans; aussi une unité d’accueil pour les patients en crise. «Il faut absolument que ce soit présent dans l’offre de services.»

Quoi d’autre? «C’est sûr qu’il va y avoir des […] soins palliatifs.» Aussi des lits de répit pour les proches aidants qui ont besoin de souffler : «On veut s’occuper de la personne malade, mais on veut aussi s’occuper des proches aidants».

L’Hôtel-Dieu déserté devrait par ailleurs être colonisé par une unité réservée aux personnes âgées en convalescence. Mélanie Otis a, en outre, évoqué des soins de fin de vie, un secteur dédié à la clientèle exclue socialement et des services de prévention.

«Pour le volet 2, on a plus un horizon de 2026.»

Consultation publique

Le CIUSSS et ses partenaires veulent maintenant présenter «l’ensemble» de leur projet «sur le terrain» pour s’assurer qu’ils avancent dans la bonne direction. Mme Otis annonce donc qu’une «foule de rencontres» auront lieu «au cours des prochaines semaines» : dans les conseils de quartier, chez des organismes communautaires, des regroupements de résidents, avec les Augustines…

La population sera également invitée à des présentations, ultérieurement.

Mélanie Otis indique que le budget final de cette ambitieuse entreprise n’est pas bouclé. Elle insiste toutefois sur le fait que les équipes qui seront déplacées vers le Vieux-Québec sont, pour la plupart, existantes. Donc que ce sera un déménagement de ressources déjà payées. Lorsqu’ils étaient au pouvoir, les libéraux prévoyaient décaisser au moins 500 millions $.

Il est toutefois clair que L’Hôtel-Dieu est plus grand que nécessaire. «Il y a certains bâtiments qui ne seront pas utilisés».

Le CIUSSS ne sait donc pas si des étages seront retranchés de la tour centrale ou si des édifices environnants seront mis en vente. «La décision finale n’est pas prise encore.» En fait, la primeur est réservée pour la ministre de la Santé.

La Capitale

Pas de casino à Sainte-Foy

Le grand chef Konrad Sioui caresse toujours le projet de voir la nation huronne-wendat administrer une maison de jeu. Mais il réfute l’information selon laquelle il voudrait construire un casino à Sainte-Foy.

L’élu de Wendake réagissait vendredi à une nouvelle parue le matin même. «Les Hurons veulent un casino à Sainte-Foy», titrait Le Journal de Québec, après une entrevue obtenue avec M. Sioui. Le journaliste y indiquait que la nation souhaite opérer un casino sur les convoités terrains de la Défense nationale près des centres commerciaux, boulevard Hochelaga. 

Le maire de Québec, qui voudrait aussi acquérir ces terrains excédentaires du fédéral pour y faire du ensemble résidentiel, a même commenté la nouvelle en disant qu’il se battrait «à mort» contre ce projet.

«Il n’a jamais été question de construire un casino à Sainte-Foy», lance le chef Sioui au Soleil comme il l’avait fait un peu plus tôt à Radio-Canada. Il confirme que le développement projeté n’inclut aucun casino, ni salon de jeu, advenant qu’Ottawa choisisse les Hurons-Wendat comme cessionnaire des 12,3 hectares de terrains vacants.

«Il y a une quinzaine de villages au Québec où il y a un casino», indique-t-il, disant vouloir poursuivre les discussions pour ouvrir ce qu’il appelle plutôt un salon de jeux. «Ouvrir un casino, ça demande d’immenses terrains et beaucoup d’argent. On avait plutôt pensé à un salon de jeux à même nos infrastructures hôtelières», précise M. Sioui. En 2014, il avait déjà évoqué l’idée d’un casino sur les terres des Premières Nations.

Il va plus loin, se disant prêt à démarrer des pourparlers avec Loto-Québec. «Ça peut même être à l’extérieur de nos terres. Par exemple, si c’était dans le Vieux-Port, est-ce que la nation pourrait être impliquée», questionne-t-il. 

M. Sioui précise aussi avoir discuté avec Michel Couturier (maire de La Malbaie). «Je ne veux pas porter atteinte à leur économie. Est-ce qu’on pourrait faire un projet dans lequel les gens de Charlevoix seraient impliqués», lance-t-il, sans vouloir élaborer davantage sur la forme que pourrait prendre une redistribution des profits entre chaque collectivité.

«Tout ça peut amener des problèmes sociaux si ce n’est pas bien géré. C’est pour ça que ça prend l’assentiment populaire. Il faut que ça appartienne à tout le monde», conclut le grand chef.

La Capitale

Le Salon de jeux de Québec ne sera pas transformé en casino

La Coalition avenir Québec (CAQ) renonce à l’idée de transformer le Salon de jeux de Québec en casino. La concurrence avec le Casino de Charlevoix et les casinos déjà présents à l’intérieur des navires de croisières en escale à Québec ont fait reculer le gouvernement.

«Je peux indiquer et dissiper les inquiétudes de Charlevoix que ce ne sera pas un casino. Nous ne bonifierons pas l’offre [de jeu à Québec]», a commenté le ministre des Finances Éric Girard jeudi, en marge du caucus du parti à Rivière-du-Loup.

Même s’il n’a pas encore entre les mains l’étude d’opportunité finale commandée à Loto-Québec, le ministre a pris la décision de mettre de côté l’idée lancée il y a un peu plus d’un an, par les candidats de la CAQ à Québec. 

M. Girard dit avoir écouté les élus de Charlevoix quant aux répercussions négatives qu’un casino à Québec pourrait avoir sur les revenus de l’établissement situé à La Malbaie. «J’ai compris qu’il y avait des inquiétudes et ma collègue Émilie Foster notamment m’a sensibilisé.» 

Le ministre rappelle que le gouvernement du Québec est propriétaire du Casino de Charlevoix et actionnaire de l’hôtel du casino. «C’est tout dans notre intérêt que ça se passe bien.»

En se fiant à une étude préliminaire qu’il a reçue en juin, le ministre Girard arrive à la conclusion que la création d’un nouveau casino pourrait même être nuisible à l’industrie des croisières à Québec. «L’étude a démontré que la plupart de ces bateaux-là ont déjà leur propre casino et verraient d’un mauvais œil la concurrence d’un casino de Québec. Il y a une espèce d’entente mutuelle. Les bateaux de croisières ont leur propre casino et les villes ne sollicitent pas ces clients-là.»

Le ministre croit même que Québec pourrait «perdre des croisières pour essayer de gagner quelques joueurs.»

Déménagement

En mai 2018, les caquistes s’étaient toutefois engagés à déménager le Salon de jeux pour le sortir du secteur de Vanier, afin d’éloigner les machines de loterie vidéo des citoyens les plus démunis de la capitale. En engagement que la CAQ n’est pas certaine de réaliser. «Les décisions ne sont pas prises quant au déménagement ou non-déménagement», indique le ministre Girard. 

À l’époque, le député François Bonnardel disait qu’il fallait «corriger une erreur historique» d’installer le Salon de jeux dans ce secteur. Le Salon de jeux est situé depuis 2014 au centre commercial Place Fleur de Lys, un endroit critiqué par la Santé publique de la Capitale-Nationale, étant donné l’accès facile pour des populations plus vulnérables. 

Aujourd’hui, le ministre Girard indique que le critère socioéconomique de l’endroit sera étudié, mais que des critères comme le coût d’un déménagement, l’accès au Salon de jeux et sa rentabilité seront également évalués. L’étude finale concernant le déménagement du Salon de jeux de Québec sera rendue publique dans les prochaines semaines. 

Soulagement 

À La Malbaie, l’annonce du ministre Girard a été accueillie par un soupir de soulagement. «Ça nous rassure. On a fait valoir un argumentaire qui était logique, qui n’était pas misérabiliste, alors je suis très content», commente le maire Michel Couturier. 

Inquiets de ne pas avoir de nouvelles du gouvernement de la CAQ sur cette idée d’ouvrir un casino à Québec, les élus et gens d’affaires de Charlevoix étaient en train de se mobiliser. Une marche populaire en appui au Casino de Charlevoix et à ses travailleurs était prévue pour le 21 septembre. 

«Maintenant, on tend la main au gouvernement pour bonifier l’offre de jeu dans Charlevoix. Les touristes internationaux, trouvons une stratégie pour les amener dans Charlevoix, car on fait aussi partie de la grande région de la Capitale-Nationale», commente M. Couturier.

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Les guichets Desjardins dans le Vieux-Québec fermés jusqu'au 20 septembre

La caisse populaire Desjardins du Vieux-Québec a fermé ses portes en janvier. Voici que les guichets automatiques ont disparu…

Une cliente de l’institution financière, résidente du quartier historique «depuis 23, 24 ans», a fait face à des ouvriers lorsqu’elle s’est présentée sur la rue des Jardins, jeudi matin. «Je voulais chercher des sous… plus rien! Il n’y a plus aucun, aucun guichet.»

La dame affirme ne pas avoir été avertie par la caisse : «Je trouve que c’est un manque de respect.» Elle a choisi de contacter Le Soleil parce qu’elle craint de perdre un autre service de proximité.

Qu’en dit Desjardins? En appelant au numéro de la caisse locale, nous avons été transférés à un centre d’appel localisé à Montréal. La préposée a fait des vérifications pour nous dire : «C’est fermé».

Nous nous sommes rendus sur place. Des ouvriers ont démoli l’intérieur de l’ancienne caisse, incluant l’espace réservé aux guichets automatiques. Lorsque nous les avons interpellés, ceux-ci semblaient excédés de répondre aux clients qui entraient par la porte pour effectuer des transactions. Ils nous ont indiqué qu’un guichet sera réinstallé, mais qu’ils ne savent pas quand, peut-être cet hiver.

Surpris, nous avons contacté le service des relations publiques de Desjardins qui affirme plutôt qu’au moins un guichet de nouvelle génération apparaîtra d’ici le 19 septembre. C’est d’ailleurs la date affichée dans une fenêtre du local de la rue des Jardins. «Dès le 20 septembre, il sera accessible», insiste le conseiller en communication Jean-Benoît Turcotti.

Un «intrus» à l’hôtel-Dieu

M. Turcotti souligne que, en attendant, il y a un autre guichet dans l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, pas trop loin.

Nous l’avons cherché. Nous n’avons pas vu d’affiche à l’extérieur annonçant la présence du précieux et rare distributeur de billets. En suivant les instructions fournies par un agent de sécurité, nous l’avons finalement trouvé au sous-sol, près d’une salle de casiers. 

C’est à ce moment qu’une autre agente de sécurité, zélée, a repéré le journaliste qui photographiait ledit guichet. Un crime grave, semble-t-il. Après avoir noté nos coordonnées, elle nous a demandé de quitter affirmant que nous n’avons pas le droit de circuler dans l’hôpital. En peu de temps, nous étions encerclés par trois agentes contentes d’«être au bon endroit au bon moment» et de nous avoir coincés. Elles voulaient même effacer nos photos dans notre cellulaire! Quelques minutes plus tard, notre cellulaire a d’ailleurs sonné. L’équipe de communication de la direction du Centre hospitalier universitaire de Québec avait été rapidement avertie de notre «intrusion». Tout ce branle-bas pour une photo de guichet automatique...

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Aéroport de Québec: fini la jalousie pour Konrad Sioui! [VIDÉO]

Konrad Sioui n’est plus jaloux! L’aéroport de Québec a dévoilé jeudi l’hommage permanent rendu à la nation huronne-wendat entre ses murs. La zone des arrivées internationales est désormais parée d’un aménagement inspiré de cette culture autochtone.

«C’est un grand jour aujourd’hui. Une grande, grande émotion vibre dans mon coeur ce matin, depuis que je me suis réveillé», a témoigné le grand chef de la nation huronne-wendat, Konrad Sioui, qui admet avoir longtemps été «jaloux» des autres nations autochtones canadiennes, souvent honorées dans certains grands aéroports du pays. «Je ne suis plus jaloux de personne. Je pense que c’est les autres qui vont être jaloux», a-t-il ajouté.

«On est tous fiers. Ici, dans la capitale nationale, on a démontré à travers des centaines d’années comment on peut être unis, et comment la coexistence peut s’exprimer. […]», a aussi affirmé M. Sioui.

Le Soleil vous présente en images ce nouvel aménagement, l’Espace Wendake.

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Grand élan d’amour pour Le Soleil [VIDÉOS]

Tout Québec était présent mercredi soir pour soutenir le quotidien centenaire de la capitale. Plus de 200 personnes, dont des élus, des journalistes, des employés du Soleil, des lecteurs, et des gens d’affaires, s’étaient donné rendez-vous à l’événement organisé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) section Québec aux Salons d’Edgar dans Saint-Roch.

Si certains ont pu croire que l’annonce du 19 août sonnait le glas du Soleil, on a pu voir mercredi soir qu’il n’était pas question de baisser les bras. «Ce qui nous tient tous unis dans la tourmente : fabriquer un journal tous les jours pour nos lecteurs. Et garder haut et fort le désir de continuer à raconter des histoires d’ici, de Québec, notre ville, pour longtemps encore», a souligné la rédactrice en chef, Valérie Gaudreau.