La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, accompagnée du directeur du service de police, Robert Pigeon, en conférence de presse.
La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, accompagnée du directeur du service de police, Robert Pigeon, en conférence de presse.

Le GTI de Québec autorisé à agir lors d’une prise d’otage

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le ministère de la Sécurité publique autorise le groupe tactique d’intervention du service de police de Québec d’intervenir lorsqu’il y a une prise d’otage ou un tireur actif. 

Cette décision annoncée jeudi célèbre le 10anniversaire de la création du GTI . «Le Service de police pourra prendre en charge entièrement les opérations en cas de prise d’otage ou lorsqu’un tireur actif est impliqué», a annoncé lors d’un point de presse la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

Depuis sa création, le GTI intervenait lorsqu’il y avait un homme barricadé et présumé armé. Cependant, il devait céder les rênes à la Sûreté du Québec lors d’une prise d’otage ou pour un tireur actif.

C’est ce qui arrivé le 29 janvier 2017 lors du drame de la Grande Mosquée de Québec. À ce moment, le GTI de la police de Québec a été déployé. Cependant, il a été relevé par celui de la Sûreté du Québec, qui offre ce service sur l’ensemble de la province.

Depuis sa création, le GTI intervenait lorsqu’il y avait un homme barricadé et présumé armé, mais devait céder les rênes à la Sûreté du Québec lors d’une prise d’otage ou pour un tireur actif.

«Nous avons démontré notre capacité opérationnelle, s’est réjoui le directeur du service de police, Robert Pigeon. Je remercie la ministre d’avoir reconnu notre expertise.»

Dans les faits, cette autorisation est une dérogation au Règlement sur le services policiers que les corps de police fournissent selon leur niveau de compétence. Le service de niveau quatre comme celui offert à Québec, ne l’obligeait pas à fournir le service d’intervention en cas de prise d’otage ou de tireur actif. 

Pour Mme Guilbault et M. Pigeon, cette décision permet plus de réactivité et évite un délai de réponse peu souhaitable en pareilles circonstances lorsqu’il fallait faire appel à la Sûreté du Québec.